Moins de sauveteurs et concerts d'été : comment les communes font face à la baisse des dotations de l'Etat

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ÉCONOMIE - Après l’annulation par le gouvernement de dotations d’un montant de 300 millions d’euros, les collectivités locales doivent se serrer la ceinture. Dans les Pays de la Loire, les maires ont pris les mesures nécessaires. Habitants et touristes sont les premières victimes de ces coupes budgétaires.

A Saint-Hilaire-de-Riez, en Vendée, face à la baisse des dotations de l’Etat, le maire Laurent Boudelier a dû faire des coupes dans le budget, notamment au niveau sécuritaire. Dorénavant, la ville balnéaire ne dispose que d’un seul sauveteur contre trois les années précédentes. Sur la plage, les habitués ont remarqué qu’ils étaient beaucoup moins surveillés qu’auparavant. "La mer remue pas mal ici, le nombre de sauveteurs sur les plages c’est important. Il y a peut-être d’autres économies à faire ", souligne amèrement un vacancier au micro du 20H de TF1. Toutefois, la mairie affirme avoir fait d’autres économies notamment pour les festivités. En effet, elle a revu à la baisse le feu d’artifice du 14-Juillet. Une économie de 150.000 euros sur la période estivale. 


A Moutiers-en-Retz, en Loire-Atlantique, même rengaine. Le mairie a dû diviser par deux le nombre de concerts l’été. Une décision qui inquiète les habitants. De plus, le budget "nettoyage des plages" a été supprimé. 

Le 20 juillet dernier, un décret portant sur des coupes de plus de 300 millions d'euros de dotations aux collectivités territoriales a été signé. Une mauvaise nouvelle pour les élus locaux. Depuis, les associations de maires s’insurgent contre une décision contre-productive localement. Le maire de Saint-Hilaire-de-Riez, Laurent Boudelier, regrette cette politique budgétaire : "Ça nous a obligé à diminuer sur le fonctionnement alors que moi j'ai envie de continuer à investir. Investir c'est investir pour l'avenir. C'est capital." 

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