Mort de Gilberto Rodrigues Leal : "la France ne laissera pas ce forfait impuni"

Mort de Gilberto Rodrigues Leal : "la France ne laissera pas ce forfait impuni"

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OTAGE – Un groupe djihadiste a annoncé mardi la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en 2012 dans l'ouest du Mali. François Hollande a assuré que la France ne laisserait pas ce "forfait impuni".

Les circonstances de sa mort demeurent encore très floues. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a rapporté mardi la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal. "La France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui lui est arrivé et elle ne laissera pas ce forfait impuni", a assuré François Hollande dans un communiqué diffusé dans la soirée.

D'origine portugaise, ce retraité de 61 ans avait été enlevé il y a 17 mois, dans l'ouest du Mali, par ce même groupe. Le Mujao, auteur notamment de nombreux attentats suicides, avait pris le contrôle durant plusieurs mois, en 2012, de Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

"Mort parce que la France est notre ennemie"


Alors qu'il circulait à bord d'une voiture près de la frontière mauritanienne, Gilberto Rodriguez Leal avait été enlevé le 20 novembre 2012 par au moins six hommes armés. Le Mujao avait revendiqué le rapt deux jours plus tard. Le groupe jihadiste n'a pas précisé quand il était mort ni dans quelle circonstances. "Il est mort, parce que la France est notre ennemie", a simplement déclaré Yoro Abdoul Salam, un responsable du mouvement. De son côté,François Hollande a affirmé mardi dans un communiqué qu'il y avait "tout lieu de penser" que l'otage "était décédé depuis plusieurs semaines du fait des conditions de sa détention".

Suite à la libération, samedi, des quatre journalistes français retenus en Syrie , le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, n'avait pas caché son inquiétude quant au sort de Gilberto Rodrigues Leal. "Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles. Nous avons des contacts avec la famille mais nous sommes effectivement très inquiets", avait-il déclaré dimanche.

Retraité, ce sexagénaire avait travaillé pour les Etablissements et services d'aide par le travail (Esat) de La Colagne, à Marvejols (Lozère). Passionné de voyages, il profitait de son temps libre pour découvrir de nouvelles contrées. Avant ce périple qui l'avait mené de la Mauritanie au Mali, il avait traversé le Brésil en camping-car.
 

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