Mort de Marie Humbert, mère de Vincent qui avait relancé le débat sur la fin de vie

Mort de Marie Humbert, mère de Vincent qui avait relancé le débat sur la fin de vie

DISPARITION – Il y a 15 ans, elle faisait la une des journaux pour avoir aidé son fils tétraplégique à mourir. Marie Humbert est décédée dans la nuit de samedi à dimanche. Elle avait 63 ans.

Son fils Vincent avait écrit au président Jacques Chirac pour lui "demander le droit de mourir". Marie Humbert a succombé à une longue maladie, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 août, dans une clinique de l’Eure, rapporte RTL. Elle avait 63 ans et était hospitalisée depuis plus d’un an, précise la radio. Elle avait fait de la légalisation de l’euthanasie le combat de sa vie. Son histoire avait été adaptée dans un docu-fiction diffusé sur TF1. "Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Sans aucun doute et sans aucun souci", racontait-elle en 2013 à l’antenne de cette même radio.

Dix ans plus tôt, elle abrégeait les souffrances de Vincent, 22 ans, tétraplégique, aveugle et muet à la suite d’un grave accident en lui injectant une dose létale de barbituriques, avec le soutien d’un médecin. "Je me bats pour des mamans comme moi et leurs enfants. Pour que les mamans n’aient pas à faire ce que j’ai dû à faire. C’est trop atroce. J’ai dû aller en Suisse chercher le produit qui a servi à tuer mon fils. Une maman est là pour mettre un enfant au monde, pas pour finir sa vie", racontait-elle à 20 Minutes en 2013. 

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Portée en justice, l’affaire avait débouché sur un non-lieu en 2006. Au grand dam de Marie Humbert qui voyait dans cette décision de justice "une trahison de [son] fils". Entre-temps, le président Chirac, qui avait rejeté la demande de Vincent Humbert avait confié au député et médecin Jean Leonetti une mission parlementaire sur l’accompagnement de fin de vie. La loi qui porte son nom était votée en 2005. Sans empêcher d’autres affaires d’éclater par la suite, de Chantal Sébire qui s’est suicidée en 2008 alors qu’elle était atteinte d’une tumeur incurable au visage, au docteur Bonnemaison condamné en 2015 à deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie, en passant par le drame familial qui entoure l’état de Vincent Lambert.

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