Mort de Rémi Fraisse : à Rennes et à Toulouse, des manifestations interdites sous tension

SOCIÉTÉ

MANIFESTATION - Malgré un arrêté interdisant le mouvement, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Rennes et à Toulouse, où un précédent rassemblement avait dégénéré le week-end dernier.

Les mobilisations en mémoire de Rémi Fraisse se poursuivent. Quelque 300 personnes ont manifesté ce samedi à Toulouse contre "les violences policières" et en hommage au jeune militant écologiste mort le 26 octobre . Un arrêté, publié vendredi, interdisait pourtant le mouvement, très étroitement quadrillé par les forces de l'ordre dans une atmosphère tendue, a constaté un journaliste de l'AFP.

Gendarmes mobiles casqués et en tenue anti-émeute étaient postés aux abords du centre pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le coeur de la ville. Un dispositif important déployé pour éviter tout débordement comme cela avait été le cas lors de la manifestation interdite du 1er novembre qui s'est soldée par des violences et des destructions. Ce samedi, deux voitures ont été brûlées et les heurts n'ont pas pu être évités.

"La police mutile"

Peu après 14 heures, heure du rendez-vous, les manifestants, majoritairement des jeunes, faute d'avoir pu aller vers le centre ont fait demi-tour pour remonter les Allées Jean-Jaurès. De l'autre côté, ils étaient attendus par un cordon impressionnant de CRS, se trouvant pris en sandwich avec des gendarmes mobiles derrière eux.

Munis de banderoles, dont une en tête où on pouvait lire "Mieux vaut tester le changement que changer le Testet" (la zone humide menacée par le barrage de Sivens, ndlr) , ils scandaient des slogans "Rémi, ni oubli, ni pardon". Certains manifestants, dont des zadistes qui occupent le chantier du barrage de Sivens, étaient grimés en clown face aux gendarmes casqués. D'autres, canette de bière à la main, brandissaient des pancartes: "La police mutile" ou encore "Avant le 26/10, arbres abattus. Le 26/10, Rémi, 21 ans, abattu". 

Dans les rues de Rennes aussi, la manifestation interdite est en cours, dans une ambiance d'abord plus calme qu'à Toulouse. Un hélicoptère survole la ville en stationnaire tandis que les manifestants tournent en rond entre la place du Parlement et la place des Lices.

Là encore, selon les journalistes présents sur place, le secteur est complètement bouclé par les CRS. Vers 17h20, quelques affrontements ont éclaté entre forces de l'ordres et manifestants au coeur de la ville.

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