Mort suspecte de nourrissons : un cinquième cas découvert à Chambéry

Mort suspecte de nourrissons : un cinquième cas découvert à Chambéry

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CHAMBERY – Un cinquième cas de décès suspect de nourrisson a été découvert à l'hôpital de Chambéry suite aux investigations menées après les révélations de quatre drames similaires.

Après la révélation d'u n quatrième cas de décès suspect d'un nourrisson, en mars 2013, à l'hôpital de Chambéry, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait annoncé une enquête afin de déterminer si d'autres drames similaires étaient intervenus ces derniers mois. Au terme des recherches effectuées, la ministre a annoncé qu'un cinquième décès suspect de nourrisson, intervenu à l'hôpital de Chambéry en décembre 2012, avait été découvert.

Comme Chloé, Théo et Milie, décédés subitement en décembre dernier, et Mattéo, en mars, ce bébé avait été alimenté par une poche de nutrition du laboratoire Marette, dont la production a été suspendue début janvier. Si des éléments semblent rapprocher ces drames, le ministère de la Santé se montre prudent, insistant sur le caractère "suspect" du cinquième décès, en affirmant que rien ne permet pour l'heure de l'associer aux cas de décembre. Les deux cas "suspects" les plus anciens, de décembre 2012 et mars 2013, sont "sans lien prouvé avec le laboratoire Marette", a ainsi souligné Marisol Touraine. Ils "pourraient être liés à l'utilisation de poches (de nutrition, ndlr) mais sans certitude" a-t-elle précisé.

L'hôpital mis hors de cause

Au cours de ce point presse, la ministre a par ailleurs déclaré que "l'hypothèse la plus probable" pour expliquer ces récents décès à Chambéry était "un accident de production isolé survenu le 28 novembre au laboratoire Marette". Les analyses effectuées rapidement après les drames sur dix poches alimentaires d'un lot suspect produit le 28 novembre 2013 avaient montré que six d'entre elles avaient été contaminées par un germe rare, une entérobactérie non décrite jusqu'ici, à l'origine du choc septique qui avait été fatal à Chloé, Théo et Milie.

Marisol Toraine a exclu vendredi un "lien entre les pratiques de l'hôpital de Chambéry et la contamination des poches" et ce, même si des remarques peuvent être adressées à l'hôpital "sur certains points de vigilance" comme les conditions de conservation ou le respect des dates limites.

Le laboratoire Marette avait ainsi pointé la semaine dernière des "dysfonctionnements majeurs internes" au sein de l'établissement de santé, affirmant qu'une poche périmée depuis trois jours avait été administrée à un bébé. Ce dernier avait pu être sauvé in extremis.

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