Nancy : homophobe, bête, méchant et... mis à pied

Nancy : homophobe, bête, méchant et... mis à pied

DirectLCI
ARROSEUR ARROSE - Ne supportant pas la vision d'un couple d'adolescentes s'embrassant, un conducteur de bus les a agressées en les aspergeant de sa bouteille d'eau. Rien de grave, mais un geste sans équivoque, répréhensible et déjà réprimé par son employeur.

Le mariage pour tous figure désormais dans les textes de loi, reconnaissance supplémentaire s'il en fallait que l'homosexualité n'est ni un crime, ni un délit en France. Oui, mais vu avec les oeillères d'un certain conducteur de bus dans l'agglomération de Nancy, le message a manifestement du mal à passer.

Les faits rapportés par le site d'infos locales ici-c-nancy se sont déroulés vendredi après-midi. Vers 17h30, près du lycée Varoquaux de Tomblaine, dans la banlieue nancéienne, deux jeunes filles de 16 ans ont eu le malheur de se cajoler sous les yeux d'un employé de Transdev, la filiale de Veolia qui gère le réseau de transport en commun local. Outré, l'homme au volant s'est saisi de sa bouteille d'eau en plastique, l'a débouchée et l'a balancée en direction des demoiselles qui ne voyageaient pas à titre individuel sur la ligne K du réseau Stan (Service de Transport de l'Agglomération Nancéienne), mais dans le cadre du ramassage scolaire.

Argument imparable : le chauffeur était "contre l'homosexualité"

Les victimes de l'agression lui ont demandé des comptes, ce à quoi il a répondu en toute simplicité qu'il était "contre l'homosexualité". "Très en colère, choquée, désespérée", l'une des jeunes filles en question n'en revient pas qu'en 2014, les mentalités en restent là. Confiante néanmoins en la justice, la lycéenne indique vouloir porter plainte. En attendant les éventuelles conséquences judiciaires de cette affaire, via son compte Twitter, le transporteur s'est très vite désolidarisé de son agent de conduite. "Ce geste ne peut être toléré et c'est pour cette raison que l'agent concerné est immédiatement mis à pied à titre conservatoire" a indiqué la compagnie, présentant ses excuses à la jeune fille, cible d'un "geste inacceptable" de l'un de ses employés.

Plus d'articles