Notre-Dame-des-Landes : deux personnes condamnées à de la prison ferme

JUSTICE - Le tribunal correctionnel de Nantes a prononcé mardi en comparution immédiate des peines de prison ferme à l’encontre de deux personnes. Plusieurs autres ont écopé de peines de prison avec sursis, à Nantes et à Saint-Nazaire.

Au lendemain des premières condamnations de prison avec sursis infligées par le tribunal de Nantes, ce dernier a de nouveau entendu et jugé plusieurs personnes mardi en comparution immédiate. Ainsi, quelques jours après le début des opérations d’évacuation de la ‘‘zone à défendre’’ de Notre-Dame-des-Landes, trois personnes ont comparu pour ‘‘violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique’’. Et deux d’entre elles ont été condamnées à de la prison ferme.

Interpellé dans la ZAD dimanche, un ressortissant belge a été condamné à une peine de huit mois de prison ainsi qu'à une interdiction de séjour en Loire-Atlantique pendant cinq ans. Une autre personne, arrêtée samedi lors d’une manifestation de soutien aux zadistes organisée à Nantes, a, elle, écopé d’un an de prison dont six mois avec sursis, avec mise à l’épreuve et maintien en détention. Une troisième personne, interpellée également dimanche à Notre-Dame-des-Landes et jugée ce mardi à Nantes, a de son côté demandé un délai pour préparer sa défense. Elle a été maintenue en détention alors que l’affaire a été renvoyée au 17 mai.

Prison avec sursis et interdiction de présence en Loire-Atlantique prononcées à Saint-Nazaire

Le tribunal de Saint-Nazaire a aussi jugé cinq personnes en comparution immédiate mardi, selon un communiqué du procureur général près la cour d'appel de Rennes dévoilé dans la soirée. Pour des faits identiques de "violences aggravées sur personnes dépositaires de l’autorité publique". L’une d’entre elles, interpellée vendredi dernier, a été condamnée à quatre mois avec sursis avec obligation d’accomplir un travail d’intérêt général, "outre une interdiction de paraître dans le département de Loire-Atlantique".


Trois autres personnes, interpellées samedi, ont également reçu une interdiction de présence en Loire-Atlantique ainsi qu’une peine de prison avec sursis de huit mois et mise à l’épreuve. Une cinquième personne a demandé un délai pour préparer sa défense. Placée sous contrôle judiciaire, elle a pour interdiction de séjourner en Loire-Atlantique jusqu’au jugement, le 24 mai.

Pas certain que toutes ces condamnations facilitent l’apaisement et les échanges alors que la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein doit rencontrer une délégation d’occupants de la ZAD et des représentants d’associations anti-aéroport ce mercredi. Deux autres personnes, arrêtées lundi, doivent passer en comparution immédiate mercredi.

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