Nice : enquête préliminaire pour "abus d'autorité" après le signalement de Sandra Bertin

Nice : enquête préliminaire pour "abus d'autorité" après le signalement de Sandra Bertin

ENQUETE - Le procureur de Nice a ouvert une enquête préliminaire pour vérifier les allégations tenues par la policière Sandra Bertin. Celle-ci accuse l'Intérieur d'avoir exercé des pressions à son encontre pour modifier le rapport sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet sur la Promenade des Anglais.

La justice se saisit de la polémique. Le procureur de Nice a annoncé avoir ouvert mardi une enquête préliminaire pour vérifier les allégations "d'abus d'autorité" émises par la policière municipale niçoise Sandra Bertin. Le délit particulier "d'abus d'autorité" vise à éventuellement sanctionner une personne détentrice d'une autorité donnant des instructions contraires à la loi, a précisé le procureur Jean-Michel Prêtre. 

Sandra Bertin, qui dirige le centre de vidéosurveillance de la ville de Nice, accuse notamment un "commissaire de police" envoyé selon elle par le ministère de l'Intérieur et une autre personne disant faire partie du cabinet ministériel, jointe par téléphone, de lui avoir demandé "de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale" et de rédiger un rapport "modifiable".

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"La dénonciation de Sandra Bertin est un dossier niçois, car les faits se déroulent à Nice et n'ont pas de relation directe avec l'affaire terroriste. Son signalement consiste à se plaindre d'avoir été mise sous pression et d'avoir été contrainte de faire quelque chose qu'elle n'a pas fait en définitive", a commenté le procureur.

L'interlocutrice serait bien une commissaire de la direction centrale de la sécurité publique

Le parquet a reçu lundi deux signalements dans le cadre de cette même affaire, qui a relancé la polémique autour du dispositif de sécurité déployé le 14 juillet, qui oppose les élus locaux, Christian Estrosi (LR) en tête, au gouvernement. L'un émane de Sandra Bertin et l'autre est signé du maire de Nice Philippe Pradal (LR) et du président de la métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi, aujourd'hui premier adjoint de la ville à la sécurité. 

Le procureur dispose désormais de tous les éléments, y compris le nom du responsable qui aurait téléphoné à Sandra Bertin depuis Paris et dont l'identité va être vérifiée. Une source policière a affirmé lundi qu'il s'agirait en réalité d'une commissaire de la direction centrale de la sécurité publique, "pour une remontée d'information habituelle", et non à un membre du cabinet du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve

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Par ailleurs, une enquête a été ouverte, a annoncé le parquet de Paris ce mardi, après les plaintes en diffamation déposées par Bernard Cazeneuve contre Sandra Bertin. 

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