Nouveau contrôle technique plus dur et plus cher : 127 "défaillances critiques" à réparer sous peine d'immobilisation du véhicule

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RENFORCEMENT - En application d'une directive européenne de 2014, un certain nombre de défaillances présentes sur les véhicules automobiles seront sanctionnées plus durement lors du contrôle technique obligatoire. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur le 20 mai.

La directive européenne avait été signée en avril 2014. Elle sera appliquée à partir du 20 mai 2018 : et il va falloir faire avec un contrôle technique plus sévèrement sanctionné mais également plus onéreux. Afin de lutter toujours plus efficacement contre la pollution et diminuer le nombre de morts sur les routes, les élus européens ont adopté, dans cette nouvelle directive, une série inédite de défaillances dites "critiques", rappelle Le Figaro lundi. 

Une liste de 127 défaillances "critiques"

La nouvelle directive liste précisément 127 points de "défaillance sévère". Des défaillances qui entraîneront l'apposition sur le pare-brise d'une étiquette indiquant une obligation de contre-visite. Le propriétaire de l'engin ne disposera que d'un délai de 24 heures pour effectuer les réparations nécessaires, mission quasi impossible, précise Le Figaro. S'il continue à rouler sans avoir effectué les réparations, il s'exposera alors à une amende de 135 euros. Le quotidien a réussi à lister certaines de ces défaillances "critiques" : corrosion excessive ou déformation importante d'un élément du châssis, usure excessive des plaquettes ou des disques de frein, siège conducteur mal fixé, jeu excessif dans la direction, fuites excessives de liquides, absence de rétroviseurs, mais aussi détérioration du vitrage pouvant affecter la visibilité ou encore des feux stops qui ne fonctionneraient pas. Pour ne mentionner que ceux-là. 

Un total de 606 points de contrôle

Autre nouveauté, indique Le Figaro : on passe de deux catégories de défaillances à trois. Ainsi, le contrôle technique portera désormais sur 606 points au total : 139 défaillances mineures, 340 défaillances majeures, et 127 défaillances critiques donc. De ce total, il faut noter que les défaillances qui entraîneront une contre-visite augmentent fortement. À l'heure actuelle, quelque 196 points de contrôle font l'objet d'une contre-visite obligatoire. Dès le 20 mai prochain, ce nombre passera à 467 avec l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. Si les défaillances critiques devront donc être réparées en 24 heures pour éviter l'immobilisation, les automobilistes disposeront toutefois d'un délai de deux mois pour procéder aux réparations des défaillances majeures et repasser devant un centre de contrôle.

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Le contrôle technique bientôt renforcé

Augmentation des tarifs jusqu'à 20 %

Dans les centres de contrôle et chez les concessionnaires, on s'attend à un engorgement, conséquence de l'entrée en vigueur de la nouvelle directive. Un engorgement dû à l'augmentation prévue du nombre de contre-visites. "Aujourd'hui, nous avons un taux de contre-visite de 18 % dans nos centres", souligne dans Le Figaro Eric Sarfati, président de SGS France, qui détient quelque 32 % des centres AutoSécurité et SécuriTest. "Nous pensons que près d'un véhicule sur deux pourrait avoir à revenir en contre-visite" avec la nouvelle réglementation. 


Et puisque le nombre de points de contrôle augmente, la durée du contrôle va, elle aussi, augmenter, ce qui entraînera une baisse de rentabilité. Afin de lutter contre cela, SGS a d'ores et déjà prévu une hausse des tarifs de contrôle technique de 15 à 20 %. Et Eric Sarfati prévient : les contre-visites seront elles aussi payantes, contrairement à l'heure actuelle. "Nous serons obligés de facturer car le contrôleur devra passer plus de temps pour vérifier que les défaillances majeures ou critiques ont bien été résolues", explique dans le quotidien le PDG de l'entreprise. 

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