Nouveau procès de la psychiatre condamnée pour son patient meurtrier

Nouveau procès de la psychiatre condamnée pour son patient meurtrier

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JUSTICE - Le docteur Danièle Canarelli comparaît à parti de lundi en appel, après sa condamnation pour homicide involontaire suite au meurtre commis par l'un de ses patients. La profession s'était indignée de ce jugement inédit en France.

Un psychiatre peut-il être tenu pour responsable des actes de son patient ? Si la question agite régulièrement les prétoires, la réponse apportée par le tribunal correctionnel de Marseille fin 2012 était une première dans l'histoire médicale en France. Le docteur Danièle Canarelli avait alors écopé d'un an de prison avec sursis pour homicide involontaire, à la suite du meurtre commis par l'un de ses patients. Son cas revient à partir de lundi devant la justice, à la Cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Emotion de la profession

En première instance, le tribunal n'avait pas mâché ses mots à l'égard de la praticienne. Estimant que la "succession d'échecs " relevés dans le suivi de Joël Gaillard à l'hôpital Edouard-Toulouse de Marseille était "à l'origine de l'errance du patient, de la fuite de l'établissement puis du passage à l'acte". Vingt jours après sa fugue, le malade avait tué à coups de hachette le compagnon octogénaire de sa grand-mère, Germain Trabuc. Les juges avaient estimé que les antécédents du tueur, dont une tentative d'assassinat, avaient été sous-estimés.

Mais la profession s'était émue de ce jugement, au terme de ce qu'elle avait ressenti comme le procès de la psychiatrie. Cinq syndicats avaient apporté leur soutien au Dr Canarelli, qui n'était selon eux responsable d'"aucune faute ni erreur médicales en ayant porté un jugement correct, prescrit des soins adaptés et effectué les démarches médico-légales adéquates". Soulignant que dans leur domaine d'exercice, "la prédictivité et le risque zéro n’existent pas".

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