Nouveau séisme en Charente-Maritime : la France pourrait-elle subir un tremblement de terre beaucoup plus violent ?

Nouveau séisme en Charente-Maritime : la France pourrait-elle subir un tremblement de terre beaucoup plus violent ?

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CATASTROPHE NATURELLE – La secousse a été moins importante que celle du 28 avril dernier, mais la terre a de nouveau tremblé ce mardi matin en Charente-Maritime, près de Saintes. En France, "le risque sismique est considéré comme important", selon un spécialiste joint par metronews. La plupart des secousses enregistrées en métropole sont toutefois de faible intensité.

La terre a encore tremblé ce mardi matin en Charente-Maritime. Un séisme de magnitude 3,7, selon les mesures du Réseau national de surveillance sismique (Renass) , a réveillé les habitants et secoué les objets peu avant 7 heures, sans faire de dégâts majeurs ni de victimes. Alors que son épicentre était situé à Saintes, il a été ressenti "jusqu'à Niort", à près de 80 kilomètres de là, rapporte Sud Ouest . Il y a bientôt un mois, le 28 avril dernier, c'est un séisme de magnitude 5,2 qui avait été enregistré dans la région. Là aussi, sans gros dégâts. Mais le risque qu’un séisme plus violent se produise en France n’est pas écarté par les sismologues. 

"En métropole, le risque sismique est considéré comme important. Il y a deux exemples historiques : un premier séisme en 1356, à Bâle en Suisse, avait détruit de nombreux châteaux alsaciens ; et en 1909 à Lambesc en Provence, un séisme de magnitude 6,2 avait détruit plusieurs villages et fait des dizaines de victimes (46, ndlr). C’est le séisme de référence qui pourrait se produire sur le territoire métropolitain", analyse pour metronews Jérôme Vergne, sismologue à l’ Ecole et observatoire des sciences de la Terre (EOST).

La violence d’un séisme dépend de sa localisation

Toutefois, "un séisme du même type que celui qui s’est produit en Equateur ou au Japon ne se produira pas sur le territoire métropolitain, rassure Jérôme Vergne. Mais c’est possible sur l’arc antillais, car la Guadeloupe et la Martinique sont sur une zone de limite de failles." En métropole, les zones les plus à risque sont les Pyrénées et les Alpes, et dans une moindre mesure une partie de la façade ouest allant de la Bretagne au Massif central.

La violence d’un séisme dépend surtout de sa localisation vis-à-vis des infrastructures, insiste le sismologue. "Un séisme de magnitude 5 va faire de légers dégâts, comme des chutes de tuiles ; un séisme de magnitude 5,5 peut faire tomber une cheminée et peut alors blesser des personnes. Avec un séisme de magnitude 6, les dégâts sont déjà plus conséquents sur les habitations et peuvent causer des décès", détaille Jérôme Vergne.

Entre deux et dix secousses enregistrées chaque jour

En métropole, les secousses sont en réalité très nombreuses mais de faible intensité. "Les séismes de magnitude 6 à 7 sont rares en métropole - ils peuvent se produire tous les 100 ans environ -, alors qu’un séisme de magnitude 5 se produit environ tous les cinq ans", recense le sismologue. Le dernier en date a été enregistré en 2014 à Barcelonnette , en Provence.

Chaque jour, l’Observatoire des sciences de la Terre enregistre entre deux et dix secousses sur le territoire métropolitain. Sur un an, le sismologue situe ce chiffre entre un et deux milliers. Mais la plupart sont de faible intensité, et ne sont pas ressenties par la population.

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