Nouvelle étape dans la guerre contre UberPop : des perquisitions au siège d'Uber France

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JUSTICE - Les locaux parisiens d'Uber France ont été perquisitionnés lundi matin. Dans le viseur de la justice : son service controversé de covoiturage entre particuliers UberPop.

Nouvel épisode dans la bataille juridique entre Uber et les autorités françaises. Le siège parisien de la filiale du géant américain de la location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), dans le XIXème arrondissement de la capitale, a été perquisitionné lundi matin, révèle L'Obs . Une intervention sur ordre du parquet de Paris qui intervient dans le cadre d'une enquête sur son service controversé de covoiturage. Des téléphones portables ont été saisis.

La justice enquête sur l'application pour smartphones d'Uber France, UberPop. Ce service met en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels, ce qui est en principe interdit par la loi depuis le 1er janvier.

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QPC et plaintes auprès de la Commission européenne

Uber conteste la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui encadre l'activité des VTC. La filiale française a déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité sur l'usage de la géolocalisation et la fixation des tarifs. La maison-mère américaine a également déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne.

L'entreprise considère cet épisode comme une nouvelle "tentative d'intimidation", alors que plusieurs dizaines des conducteurs non professionnels d'UberPop ont été verbalisés depuis le début de l'année. "Nous voyons dans cette perquisition une action disproportionnée, menée sur des bases légales fragiles", a réagi le patron d'Uber France, Thibaud Simphal, interrogé par L'Obs.

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