Nouvelles accusations contre Luc Tangorre, le prédateur sexuel en partie gracié par Mitterrand

Nouvelles accusations contre Luc Tangorre, le prédateur sexuel en partie gracié par Mitterrand

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RETOUR - Figure judiciaire des années 1980, le prédateur sexuel condamné à deux reprises dans le passé, a été mis en examen vendredi à Lyon pour "corruption de mineur". Aujourd'hui âgé de 58 ans, il est suspecté d'avoir cherché à attirer en août dernier une adolescente âgée de 14 ans dans un parc.

En 1983, son premier procès avait suscité un vif intérêt médiatique. Luc Tangorre, figure judiciaire des années 1980, a été mis en examen vendredi à Lyon pour "corruption de mineur", a indiqué samedi une source proche de l'enquête, confirmant une information du Progrès. L'homme, condamné à deux reprises pour viols et pour des faits similaires, est suspecté d'avoir cherché à attirer en août dernier une adolescente âgée de 14 ans, dans un parc de Saint-Martin-en-Haut dans le Rhône.

Aujourd'hui âgé de 58 ans, le violeur en série des années 1980 aurait posé sa main sur l'épaule de l'adolescente et lui aurait dit qu'il aimerait "faire sa connaissance" avant d'être interrompu par l'arrivée d'une amie de la jeune fille, qui a ensuite fait part de la scène aux enquêteurs. Il lui aurait également proposé un rendez-vous le lendemain à l'écart, selon le récit de l'adolescente, cité par le quotidien régional. Identifié par les enquêteurs après un récent vol à l'étalage, il a également été reconnu par la victime lors de sa garde à vue et placé en détention.

1983, 1992, 2014

Lors de sa première mise en cause dans une affaire sexuelle en 1983, l'accusé, alors étudiant en sport, avait toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Une partie de la presse et un comité de soutien avaient alors pris la défense de celui qui criait à l'erreur judiciaire après sa condamnation à 15 ans de prison pour quatre viols, une tentative et six attentats à la pudeur commis dans les quartiers sud de Marseille entre 1979 et 1981. L'homme avait obtenu finalement une grâce présidentielle partielle de François Mitterrand et était sorti de prison le 15 février 1988. 


Mais, quelques mois plus tard, en octobre, il avait de nouveau été interpellé, deux étudiantes américaines l'accusant de viol, les faits ayant été commis dans le Gard, trois mois à peine après la fin de sa détention. Au cours de son second procès, la Cour d'assises du Gard l'avait condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Il avait ensuite retrouvé la liberté en septembre 2000. 


Son nom avait ressurgi en 2014 dans une nouvelle affaire d'agression sexuelle. Soupçonné cette fois-ci d'avoir fait subir des attouchements à une fillette de 12 ans sur une aire de jeux de la station balnéaire du Grau-du-Roi, dans le Gard, il a été placé sous contrôle judiciaire. Ce troisième procès n'a pas encore eu lieu.

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