Nuits à même le sol, eau supprimée et femmes exposées : le Défenseur des droits dénonce les conditions de vie "inhumaines" des réfugiés de Calais

Nuits à même le sol, eau supprimée et femmes exposées : le Défenseur des droits dénonce les conditions de vie "inhumaines" des réfugiés de Calais

INHUMAIN - Le Défenseur des droits, qui a effectué une visite à Calais le 12 juin dernier, dénonce dans un compte-rendu "les conditions de vie inhumaines des exilés".

La situation est loin de s'être améliorée. Plusieurs mois après le démantèlement de la fameuse "Jungle" de Calais, les conditions de vie dans les camps de réfugiés, installés provisoirement le long des dunes, restent toujours déplorables. C'est ce que dénonce ce mercredi 14 juin le Défenseur des droits, dans le résumé d'un compte-rendu que LCI s'est procuré, et qui sera mis en ligne prochainement. 

Les équipes du Défenseur des droits ont notamment constaté que "la volonté de ne plus voir de migrants à Calais conduit à ce qu'aucun abri ne soit toléré", forçant des milliers "de personnes, dont des mineurs", à dormir "à même le sol". "Les migrants ne peuvent plus dormir, ni même se poser ou se reposer et restent constamment sur le qui-vive" poursuit-on dans le compte-rendu. Autre problème majeur : l'accès à l'eau. "Les points d'eau ayant été supprimés, les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. Se laver et boire est leur principale demande."

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Le démantèlement de la "Jungle" de Calais

Une seule distribution de repas le soir

Quant aux distribution de repas, celles-ci ont d'abord été interdites par la mairie de Calais. Une décision finalement retoquée par le tribunal administratif de Lille, qui avait jugé que cette démarche était "constitutive d'un traitement inhumain". Celles-ci ont donc repris, organisées par une association locale, mais le Défenseur des droits déplore qu'une seule distribution soit en réalité tolérée. "Les autres sont empêchées par les forces de l'ordre" ont ainsi constaté ses équipes. 

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Le Défenseur des droits s'inquiète également de la présence de femmes sur ces terrains, qui "ne bénéficient plus d'aucune structure dédiée". Elles sont, selon lui, "susceptibles de faire l'objet de viol et d'exploitation sexuelle". En conclusion, il demande "que soit mis un terme aux atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires dont sont victimes les exilés, notamment les mineurs, et qui demeurent à ce jour sans précédent".

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