Pagaille dans les aéroports parisiens : des renforts policiers pour réduire les temps d'attente aux contrôles

Pagaille dans les aéroports parisiens : des renforts policiers pour réduire les temps d'attente aux contrôles

A LA RESCOUSSE - Le ministère de l'Intérieur a annoncé l'affectation de cent CRS ces prochains jours à Orly et Roissy. Objectif : remédier à la situation devenue critique aux postes de contrôle aux frontières. Ces derniers jours, des compagnies aériennes et de nombreux voyageurs ont manifesté leur ras-le-bol face à la multiplication des files d'attente et aux retards des vols.

Bonne nouvelle pour les passagers et les compagnies aériennes qui se plaignent des embouteillages aux contrôles de sécurité dans les deux aéroports parisiens. Cent policiers vont en effet être envoyés en renfort cet été à Roissy et d'Orly pour remédier à la situation devenue critique ces dernières semaines, a annoncé mercredi soir le ministère de l'Intérieur.  Ils "seront présents tous les jours sur ces deux sites pour augmenter le nombre de points de contrôle et, ainsi, réduire les délais d'attente",  détaille le ministère dans un communiqué, et ce "dès le week-end prochain et jusqu'au 31 août".


En pratique, l'affectation de ces CRS pour sécuriser les aérogares permettra aux fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) "de se concentrer sur les missions de contrôle transfrontières". Et dès fin juillet, "un nouveau dispositif technique de vérification des passeports et cartes d'identité permettra, en outre, de réduire de manière significative le délai d'interrogation des bases de données". 

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Aéroports : des files d’attentes interminables

"Mouvements de foule" et "passagers excédés"

Le ministère rappelle que "l'allongement des durées de contrôle est la conséquence directe du renforcement des contrôles depuis le déclenchement de l'état d'urgence et du renforcement du contrôle aux frontières extérieures".


En effet, les opérations de la police aux frontières (PAF) dans les aéroports étaient déjà considérablement ralenties depuis l'instauration de l'état d'urgence après les attentats de novembre 2015, qui avait marqué le retour des contrôles systématiques sur tous les vols en provenance ou à destination des pays de  l'espace Schengen. Mais depuis le 7 avril, un règlement européen a encore renforcé les contrôles aux frontières extérieures de l'espace Schengen. 


Le patron d'Air Caraïbes s'était notamment plaint fin juin des délais d'attente aux contrôles à Orly-Sud, estimant qu'ils avaient atteint "un niveau extrêmement critique", provoquant "de nombreux troubles à l'ordre public". Depuis la mi-juin, l'attente dépasse les 60 minutes, voire 90 minutes certains jours, avait dénoncé Marc Rochet, s'inquiétant de "mouvements de foule" et de "passagers excédés d'être cantonnés dans les zones d'attente".

340.000 passagers attendus ce week-end

Transavia, ayant "constaté le même problème de retards", avait demandé à ses passagers d'arriver deux à trois heures avant le décollage. Consigne diffusée aussi par sa maison-mère Air France, qui reconnaissait toutefois que "l'encombrement récurrent des filtres de police des aéroports parisiens est un sujet majeur en cette période de grands départs".


Mardi, des responsables du secteur aérien et aéroportuaire avaient alerté Matignon sur la "situation chaotique" dans les aéroports français et proposé une série de mesures pour y remédier.  Sur la période estivale, un "afflux massif" est attendu au départ et à l'arrivée des deux aéroports, rappelle l'Intérieur, précisant que pour le seul week-end du 14 juillet, plus de 340.000 passagers sont attendus.

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