Panama Papers : pour Jérôme Kerviel, la Société Générale "ment dans ce dossier comme dans d'autres"

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SCANDALISÉ - L’ex-trader de la Société Générale s’exprimait ce jeudi matin sur France Info, alors que la banque, est épinglée dans l'affaire des "Panama Papers" pour avoir créé un millier de sociétés offshore.

Il n’en démord pas : pour lui, la Société générale ment. Jérôme Kerviel, ex-trader de la Société Générale était interrogé jeudi matin sur France Info, alors que la banque est épinglée dans l'affaire des "Panama Papers" pour avoir créé un millier de sociétés offshore. Pour le trader, accusé par son ex-employeur de lui avoir fait perdre 4,9 milliards d'euro en 2008 et condamné pour ces faits à cinq ans de prison dont trois ferme, l'implication du groupe bancaire français dans ce scandale planétaire d'évasion fiscale "prouve que Société Générale ment dans ce dossier comme dans d'autres", a-t-il déclaré. 

"On fait mine de découvrir aujourd'hui quelque chose qui était su de tout le monde depuis des années", a assuré Jérôme Kerviel, indiquant que la succursale luxembourgeoise Société Générale Bank and Trust, évoquée dans les "Panama Papers", "est une filiale par laquelle, sur certaines activités de trading, on passait à l'époque aussi".

"Multirécidiviste des infractions"

"On parle uniquement du Panama, il y en a d'autres", a-t-il ajouté, qualifiant la banque de "multirécidiviste des infractions" et l'accusant d'avoir "menti sous serment devant la représentation nationale". 

Son directeur général Frédéric Oudéa avait en effet affirmé lors d'une audition au Sénat en 2012 que Société Générale avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, ainsi que dans les Etats jugés non coopératifs, comme Panama. "Il y a une forme de crainte et de totem d'immunité de la part des banques", qui sont "protégées à chaque niveau", a insisté Jérôme Kerviel.
L'ex-trader, qui demande la révision de son procès et a déposé trois plaintes contre son ancien employeur, a par ailleurs estimé que l'affaire "Panama papers" est "un élément qui apporte évidemment de l'eau à (son) moulin".

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