Pâques - Patrick Roger, dans l'atelier du "Rodin du chocolat"

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IL SE PIQUE DE CHOCOLAT - À l’occasion des fêtes de Pâques, l’artiste-chocolatier Patrick Roger, nous a ouvert les portes de son atelier. De ses créations gigantesques en passant par les œufs réinventés, le meilleur ouvrier de France chocolatier-confiseur (2000) vous délivre ses secrets.

Dans son atelier de Sceaux, Patrick Roger et en pleine préparation de ces hérissons en chocolats, son produit phare pour les fêtes de Pâques. « J’utilise des moules qui me permettent de recréer la structure de l’éléphant, du hérisson pardon ». Le Lapsus de Patrick Roger n’est pas anodin. Ces premières créations reconnues en tant qu’œuvre, ce sont ces éléphants de plus d’un mètre de haut d’abord en chocolat, puis en aluminium, et enfin en bronze. « La matière chocolat m’a permis de me révéler en tant qu’artiste.

En quelques années, ces œuvres ont fait le tour du monde, il est devenu le Rodin du chocolat. Il a d'ailleurs exposé au musée Rodin, lors de sa réouverture en octobre 2015. Il aime sculpter des œuvres titanesques en forme d’animaux. Pendant qu’il prépare une cinquantaine de hérissons, derrière lui, les regards se posent sur une structure en chocolat qui ressemble à une coquille d’œuf de deux mètres, « et 200 kilos », coupé dans le sens de la longueur. Mais ce bloc énorme de chocolat n’est pas destiné à devenir un œuf. « Cette pièce va se muer en oiseau, ce n’est que le haut du bec. Il y a 13 couches de chocolat, c’est 3 heures de confection ». Cet ami de l'éocologie veut sensibilé sur les marées noires et la poillution en général. Ce sera une « œuvre engagée sur le pétrole. Nous avons besoin des minéraux, des végétaux et des animaux. Si mon message passe, je pourrai peut-être sauver un bout de mon jardin. Si j’ai une seule personne qui comprend ma démarche, j’ai déjà gagné », dit-il en souriant. 

Le hérisson : une histoire de famille

L’œuf pour Pâques, rien de plus classique. Patrick Roger a décidé de s’inspirer de son enfance pour créer ses déclinaisons en chocolat dédiées à la période de Pâques. Le Rodin du chgocolat a opté pour le hérisson, petit mammifère glouton qui adore mangé.... les oeufs !  Les petits mammifères sont d’ailleurs colorés d’une pointe de jaune sur le bout du nez, pour faire écho à cette histoire. 

Patrick Roger, originaire du Loir-et-Cher, est un « locavore », « on mange tout ce qui provient de notre terroir ».  Cet amoureux des bons produits s’assure d’une qualité exceptionnelle pour ces pralinés. « On a nos propres amandiers. La chaîne de production, on la maîtrise vraiment. » Avec un millier d’arbres dédiés à la fabrication de pâte d’amandes, ganache et praliné. De la même manière, le jaune d’œuf sur le nez des hérissons est conçu à partir de miel, qui provient des ruches du chocolatier sculpteur. 

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Malgré son amour des produits de proximité, son chocolat préféré vientde  Madagascar. « J’aime travailler avec le cacao de là-bas. C’est dû à la qualité du terroir, au climat et la façon de le cultiver, ça me ressemble. Le cacao extrêmement fin, avec des crus très juste, surtout dans la région d’Ambanja », raconte Patrick Roger en démoulant un hérisson, « il est encore mou, celui-ci, mais j’essaie de l’extraire quand même. Comme ça, chaque pièce est différente ». 

Vous pouvez retrouvez les hérissons de Patrick Roger dans ses boutiques Pariosiennes, celles de Bruxelles et de Sceaux. 

Le duo de hérissons garnis de fritures pralinés est à 115 euros. 

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