Parcoursup : une semaine avant la rentrée universitaire, des demandes d'affectations"qui stagnent toujours"

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LE POINT - Deux jours après la fermeture pour les filières sélectives, obligeant les candidats concernés à faire un choix définitif, les chiffres de la plateforme d'admission à l'enseignement supérieur stagnent encore. Une situation qui s'explique selon le président de la Peep par les méthodes du processus. Trop lentes selon lui, elles n'incitent pas les jeunes à se décider.

Après la fermeture, lundi 27 août, des candidatures pour les filières sélectives sur la plateforme Parcoursup, l'évolution des affectations des bacheliers n'a que très peu évolué en ce début de semaine. Pourtant, cette phase était attendue comme un déclencheur qui débloquerait les situations d'une partie des 86 000 bacheliers admis dans une formation, mais en attente de réponse pour d'autres vœux. Résultat : pour l'instant, 13 972 candidats n'ont toujours pas reçu de proposition, et près de 84 000 sont encore en attente. 


"En deux jours, cela n'a presque pas évolué", constate ce mercredi auprès de LCI Samuel Cywie, président de la Peep (Fédération des parents d'élèves de l'Enseignement public). S'il salue la philosophie de Parcoursup "d'analyser en profondeur les dossiers" des bacheliers et de leur donner "une plus grande liberté de choix", il s'interroge surtout sur la lenteur et les méthodes de la procédure. Et il est catégorique : "On ne peut pas refaire une année comme celle-là". 

Tant qu'ils ont plusieurs souhaits en attente, les candidats ne se décident pas car ils se disent qu'il peuvent avoir mieuxSamuel Cywie

"Certains jeunes ont accepté une proposition définitive avec la fin des candidatures sélectives ces deux derniers jours", explique Samuel Cywie. Mais ils sont au total seulement 2692. Si le porte-parole de la Peep attend d'avoir le retour des encadrants de ces filières pour comprendre cette "stagnation", il constate une frilosité des jeunes à choisir. "Tant que les candidats ont plusieurs souhaits en attente, ils ne se décident pas, car ils se disent qu'ils peuvent avoir mieux". Résultat des courses : "Cela bloque des places et ralentit la procédure". 


Si les candidats ont accès à leurs rangs dans les listes d'attentes, il est "impossible pour eux de savoir s'ils ont une chance d'être pris, qu'ils soient 500e ou 50e" rappelle Samuel Cywie. "A la fin, quand ils acceptent après avoir attendu tout l'été, ils ont quand même peur de s'être trompés et appréhendent la rentrée avec un goût amer en bouche". "On ne peut pas laisser ces jeunes attendre comme ça", déplore-t-il.  "Il va falloir revenir à une méthode où ils disposent d'un délai de réponse plus réduit", propose-t-il. "Et surtout réinstaurer une hiérarchisation des choix, au moins par type de formation". L'annulation de la hiérarchie, l'une des mesures phares de Parcoursup, alimente en effet selon Samuel Cywie la confusion chez les candidats. 

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A trois semaines de la fin de Parcoursup, le représentant de la Peep reste néanmoins positif  et assure que des modifications seront apportées par le ministère d'ici à janvier prochain pour les futurs bacheliers qui s'inscriront sur la plateforme, avec les propositions des associations. D'ici là, "nous allons devoir jouer de nouveau le contre-la-montre", reconnaît-il. 

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