Paris : la privatisation des parcmètres adoptée

SOCIÉTÉ
DirectLCI
STATIONNEMENT - Le conseil de Paris a voté mardi en faveur de la privatisation des parcmètres, qui prendra effet dès le 1er janvier 2018. Les détracteurs du projet craignent un "matraquage" des automobilistes.

Le résultat est serré, mais les parcmètres parisiens entreront bien dans le giron du secteur privé à partir du 1er janvier 2018. Avec 74 voix pour (socialistes, radicaux de gauche et de nombreux UDI-MoDem), 68 contre (communistes, Parti de Gauche et Les Républicains), et 13 abstentionnistes (écologistes), le conseil de Paris a voté mardi 8 novembre le projet défendu par Anne Hidalgo depuis plusieurs semaines


Selon Rémi Féraud, président du groupe PS, ce sera une manière de "s'attaquer à une incivilité invraisemblable". Au total, 90% des automobilistes ne payeraient par leur stationnement, ce qui représenterait un manque à gagner d'environ 300 millions d'euros. Mais l'autre objectif est aussi de réaffecter les agents de sécurité vers leurs missions de base comme les surveillances par exemple.

Lire aussi

Pour les communistes en revanche cette gestion ne devrait pas être externalisée. "Pourquoi ne pas laisser sa chance au secteur public en modernisant ses outils" afin de les rendre plus efficace ? a demandé Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe.

Pour la création d'un "arrêt minute" gratuit

L'inquiétude se ressent également du côté du parti de gauche. "On va se faire matraquer !", a lancé la conseillère de Paris Danielle Simonnet, estimant que cette "fonction régalienne ne devrait pas échapper à l'Etat".


L'UDI-MoDem, plus mesuré sur le sujet, est davantage favorable à un partenariat public-privé. Mais avec cette réforme, les élus craignent la montée des "chasseurs de primes", selon l'expression d'Eric Azière le président de groupe. Ils souhaiteraient également fixer "une règle de tolérance". Ils ont ainsi demandé que soit étudiée la proposition de mettre en place un "arrêt-minute" gratuit de  5 à 15 minutes.


Une fois le cahier des charges élaboré, un appel d'offre sera lancé pour la gestion des 140.000 places de parking en surface, divisées en trois lots. 

En vidéo

Stationnement : la mairie fait payer, les Parisiens grognent

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter