Paris : pour lutter contre la fraude, Hidalgo annonce la privatisation du stationnement payant en surface

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VOITURE - Les 140 000 places de stationnement payant en surface à Paris vont être confiées à des gestionnaires privés à partir de 2018, vient d'annoncer Anne Hidalgo. Cela pour permettre, selon Anne Hidalgo, un meilleur recouvrement des frais de stationnement.

À Paris, 91% des automobilistes ne mettraient pas d’argent dans le parcmètre. Soit un manque à gagner pour la Ville de "300 millions d’euros", déplore Anne Hidalgo, maire de la ville.  Pour y remédier, la première édile a annoncé qu’elle allait confier à partir du 1er janvier 2018 les 140 000 places de stationnement payant en surface à des gestionnaires privés. Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle précise  que "la Ville conservera la maîtrise totale de sa politique du stationnement" et qu’elle continuera à fixer les tarifs de stationnement. De même, Paris en percevra toujours les recettes.

Le tarif restera inchangé en 2018

L’appel d’offre sera lancé en 2017 et "divisé en trois lots géographiques, qui représentent environ 50 000 places de stationnement payant" chacun. Pour éviter une situation de monopole, un même gestionnaire ne pourra remporter plus de deux lots, avertit Anne Hidalgo. La mairie précise que le "tarif des deux heures de stationnement actuellement autorisées restera inchangé" et qu’elle "gardera en gestion directe le contrôle du stationnement gênant". Le nombre de places de stationnement de surface sera par ailleurs réduit sur les grands axes.

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    La Ville pourra ainsi récupérer les 1 600 agents de sécurité de Paris chargés du contrôle du stationnement pour les affecter "aux missions prioritaires", prévoit Hidalgo. Ils serviront à la "lutte contre les incivilités, contre la pollution, la surveillance de bâtiments municipaux, le contrôle (des) politiques de déplacements (couloirs de bus, opérations Paris Respire…) et le stationnement gênant", poursuit-elle.

    Les prestataires en charge des parcmètres devront "moderniser les pratiques de contrôle […], en utilisant notamment des moyens numériques automatisés", conclut la maire de Paris.

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