Paris : les terrasses éphémères reviendront sept mois par an

Paris : les terrasses éphémères reviendront sept mois par an

TOUS EN TERRASSE - Ces espaces au départ destinés à faciliter la réouverture des bars et restaurants vont se pérenniser chaque année du 1er avril au 31 octobre, a annoncé la mairie de Paris. Ils devront cependant fermer à 22 heures en concertation avec les riverains.

Si l'on ne gardera heureusement pas tout des mesures prises pendant cette crise sanitaire, les nouvelles terrasses, elles, feront partie du "monde d'après" dans la capitale. Un règlement des étalages et des terrasses (RET) a été adopté ce lundi 7 juin par la mairie de Paris, en concertation avec les représentants de la restauration et les associations de riverains pour être soumis début juillet au vote du Conseil de Paris. Il prévoit le déploiement chaque année, du 1er avril au 31 octobre inclus, de ces terrasses étendues devant les stores des commerces fermés, sur les places de stationnement, les places et les bouts de trottoirs. Pour pérenniser leur terrasse estivale, les établissements devront faire une demande d'autorisation en ligne à partir du 21 juin, alors qu'une simple déclaration suffisait jusqu'ici.

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Des terrasses ouvertes et pliées à 22h

"On a négocié depuis de nombreuses semaines, voire plusieurs mois, avec la mairie de Paris. On peut dire qu'on arrive à un résultat qui nous satisfait pleinement. Il y avait besoin de les réglementer", a confié Franck Delvaux, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Paris-Île-de-France (UMIH), sur franceinfo, à la veille de l'annonce de la mairie. 

À l'origine exceptionnelles et destinée à faciliter le déconfinement du printemps 2020, mais restées en l'état depuis, le recours à ces extensions sera toutefois assorti de conditions. Ces espaces devront être rangés à partir de 22h et pour limiter les nuisances sonores. Une mesure considérée comme un "bon compromis" par Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, et qui aura nécessité des heures de concertations avec les principaux concernés : les riverains. 

Les installations électriques, comme les chauffages électriques, y resteront interdites et les commerçants seront chargés de la propreté de ces espaces. De plus, ces terrasses seront obligatoirement des structures ouvertes, malgré la fraîcheur de l'automne : "les toits, les bâches, les barnums, le bois de palette, la publicité seront interdits", tandis que les parasols et auvents en double pente seront autorisés et les végétalisations encouragées, a précisé à l'AFP Olivier Polski, adjointe au commerce à la ville. En cas de non-respect du nouveau règlement, la mairie prévoit une "échelle de sanctions progressives" allant d'amendes d'un montant maximal de 500 euros jusqu'à un retrait de l'autorisation en cas de récidive. 

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Exonérés de droits de terrasses jusqu'au 30 septembre prochain, les gérants des établissements paieront ensuite pour les extensions de leur terrasse une redevance au m² en fonction de l'attractivité de la rue, a encore expliqué Olivia Polski - un système d'ores et déjà appliqué pour les terrasses classiques. L'exonération de droits sur ces dernières, décrétée depuis le premier confinement, représente un manque de recettes de plus de 40 millions d'euros pour Paris, selon l'adjointe au commerce d'Anne Hidalgo. 

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