Paris sans voitures à essence en 2030 : Hidalgo espère que ce sera même avant

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ELLE PERSISTE ET SIGNE - Quelques jours après l’annonce de la volonté de la municipalité de tendre vers la fin des voitures à essence dans la capitale en 2030, Anne Hidalgo a dit même espérer que cet objectif soit battu. La maire de Paris s’exprimait lors d'une présentation au public de son bilan de mi-mandat.

A la moitié de son mandat, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a participé ce samedi à une réunion publique pour établir un bilan de son action. Sans surprise, elle est évidemment revenue sur l’annonce choc de cette semaine : la volonté de la municipalité de faire en sorte qu'aucune voiture à essence ne circule encore dans les rues de la capitale en 2030. Et, sans surprise, elle a également redit qu’elle ne reculerait pas, malgré les critiques.  "Le fait de posséder sa voiture individuelle, tout seul, c'était le schéma des 30 Glorieuses, ce n'est plus le schéma d'aujourd'hui", a-t-elle lancé. 


Rappelant que depuis sa prise de fonctions en 2014, "nous n'avons jamais connu autant de jours de dépassement de seuil d'alerte de pollution", la maire a affirmé qu'il y avait "une obligation d'agir vite, même si c'est très compliqué". Concernant l'horizon 2030, elle a expliqué : "C'est une trajectoire qui  m'intéresse, à laquelle je souscris complètement, qui sera ensuite discutée au Conseil de Paris et qui sera votée, si c'est une trajectoire que nous voulons, au printemps 2018, tout en réfutant toute volonté "d'interdiction".  "La question interdire ou ne pas interdire n'a pas de sens. Aujourd'hui, on fixe un cap", a-t-elle insisté.  

"Nous arriverons peut-être bien avant 2030 à ce qu'il n'y ait plus de véhicules à essence ou diesel à Paris, parce que les comportements, les constructeurs, l'innovation, vont être là au rendez-vous", a-t-elle poursuivi, en relevant que seulement "un Parisien sur 10" prenait sa voiture pour aller travailler actuellement. 

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