Un deuxième agent verbalisateur interpellé : il conduisait sans permis et sous l’emprise de cannabis

Un deuxième agent verbalisateur interpellé : il conduisait sans permis et sous l’emprise de cannabis

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CONTRÔLEUR CONTRÔLÉ - En quelques jours, deux agents verbalisateurs se sont fait contrôler positifs au cannabis, et conduisant sans permis. Les syndicats de police s’interrogent sur les méthodes de recrutement de la société Streeteo, en charge du stationnement depuis janvier.

Mais quelles sont donc les procédures de recrutement des agents verbalisateurs à Paris ? C’est la question qu’on peut se poser, après qu’un nouvel agent s’est fait interpeller, alors qu’il conduisait sous l’emprise de cannabis et sans permis. C’est le deuxième en quelques jours.


Mercredi dernier, Le  Parisien révélait qu’un chauffeur verbalisateur de la société Streeteo , société dont les véhicules sillonnent depuis le 1er janvier, les rues de Paris pour contrôler les stationnements payants, s’était fait interpeller : il conduisait sans ceinture de sécurité, son assurance n’était pas valide, il n’avait pas de carte grise, et conduisait, qui plus est, sous l’emprise de cannabis. Il avait, également lors de sa garde à vue, tenu des propos sexistes contre une policière. Celle-ci a d’ailleurs déposé plainte pour outrage.

Les policiers s'interrogent sur les méthodes de recrutement

Rebelote dès le lendemain : un autre chauffeur a été interpellé, conduisant sans permis, lui aussi sous l’emprise de cannabis. Qui plus est, à l’heure du contrôle, il avait fourni une fausse identité aux policiers qui le contrôlaient, a révélé BFM. 


Une récurrence qui peut prêter à sourire – certains internautes en plaisantent même sur les réseaux sociaux : "Ce n'est plus Streeteo mais Weedeo", rigolent ainsi certains ; mais qui, au regard de la fonction de ces agents qui est de faire respecter la loi, est  plus embêtante. Cette deuxième interpellation a ainsi déclenché les foudres de l’UNSA police, qui se questionne sur les méthodes de recrutement de cette société, en contrat avec la mairie de Paris. 

Suite à ces deux interpellations, l’UNSA Police s’interroge sur la "validité des procédure établies par ces deux agents, délinquants routiers, sous l’emprise du cannabis". Philippe Capon, secrétaire général, demande que la mairie de Paris "s’explique sur les conditions d’attribution du marché à la société Streeteo, dont les méthodes de recrutement semblent pour le moins laxistes." 

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