Partez travailler en Auvergne, le logement est offert

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CHANGER DE VIE – La région Auvergne a mis en place une politique très incitative pour faire venir les jeunes diplômés. Un pari indispensable pour cette région rurale, qui perdait il y a encore quelques années des habitants. Et qui est en passe d'être réussi.

Marre de la pollution, des transports et de la pluie ? Et si vous partiez vous installer en Auvergne ? À première vue, vous n'y auriez pas pensé : avec son 1,3 million d'habitants - et encore plus de vaches - la région reste peu connue et souffre d'une réputation de territoire "trop" rural. Une image qu'elle entend bien dépoussiérer. Pour la 3e année consécutive, l'Agence régionale de développement des territoires d'Auvergne a lancé "le New Deal", une plateforme d'offres d'emploi, dans tous les secteurs. Sauf qu'en plus d'un job, la région fait une promesse : financer le logement pendant la période d'essai. En deux ans, 220 personnes en ont bénéficié. Quelque 95% d'entre elles se sont définitivement installées.

L'initiative était vitale. La région vieillit. Dépourvue de TGV , elle souffre de son isolement. "Il y a 7-8 ans, on nous avait prédit une réduction de la population, détaille Pascal Guittard, directeur de l'Agence régionale. Aujourd'hui, grâce à notre politique ultra-incitative, les flux de population se sont inversés. Nous avons accueilli 37 000 nouveaux arrivants l'année dernière". Beaucoup d'entre eux ont entre 29 et 55 ans, sont des cadres moyens, souvent avec un enfant. "Il y a ici un cadre de vie rare, avance Pascal Guittard. Un taux de chômage plus bas que la moyenne, des équipements de qualité et une nature très présente".

Une maison et un jardin, pour 600 euros par mois

Pour moderniser son image, la région mise sur les jeunes diplômés et les hautes technologies. "Toute la région est équipée en haut débit. Pas besoin d'être à Paris pour travailler sur Internet", argumente Pascal Guittard. À 28 ans, Théo, ingénieur en développement de logiciels, a un profil très recherché. "J'ai eu beaucoup de propositions, à Paris, à Lyon, mais je ne voulais pas aller dans les grandes villes", raconte-t-il. Quand il entend parler du New Deal, même s'il ne connaît pas la région, il saute sur l'occasion. Aujourd'hui, il travaille dans une société high-tech, habite dans une grande maison avec un jardin de 600 m², à 20 km de Clermont-Ferrand. Et ce, pour 600 euros par mois. "J'ai même trouvé l'amour ici", se félicite-t-il.

"Michelin, la seule entreprise du CAC 40 qui n'est pas à Paris a son siège à Clermont ! " se félicite de son côté Jean Pinard, délégué général de l'association "Auvergne Nouveau Monde", qui se charge de relayer et d'épauler les initiatives positives sur le territoire. 

Et la prochaine fusion avec Rhône-Alpes n'effraie pas ces différents acteurs. Bien au contraire. "Notre identité va devenir encore plus forte" prédit Jean Pinard. Et si vous n'avez pas encore fait vos valises, Théo l'ingénieur a un autre argument infaillible : la gastronomie. "J'ai découvert plein de fromages. Et je ne vous parle pas des saucisses !" Convaincu ?

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