Pédocriminalité : une Commission de reconnaissance et réparation créée par les congrégations religieuses

Un jour de honte et d'effroi pour l'Église catholique française. Le rapport sur les abus sexuels commis par des ecclésiastiques ou par des laïcs à l'intérieur des paroisses est dévastateur. Depuis les années 50, l'enquête a recensé 330 000 victimes.

COMPENSATION - Les responsables de la Conférence des religieux et religieuses de France ont récemment voté "à l'unanimité" la création d'une "Commission indépendante de reconnaissance et de réparation" pour les victimes de pédophiles au sein de l'église.

Un premier pansement sur des blessures encore bien vives. La présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref, congrégations catholiques) - Véronique Margron - a annoncé vendredi que la création d'une "Commission indépendante de reconnaissance et de réparation" pour les victimes de pédocriminalité avait été votée "à l'unanimité". "C'est un acte de réparation", a insisté la religieuse à l'issue d'une assemblée générale de quatre jours à Lourdes.

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Le rapport Sauvé révèle l'ampleur de la pédocriminalité dans l'Église de France

"Obtenir un consensus"

Cette nouvelle structure, distincte de l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) annoncée début novembre par les évêques de France, aura pour mission première de reconnaître la parole de la victime, de lui "donner foi". "À partir de là, selon le souhait de la victime, la commission fera médiation - soit elle-même, soit via d'autres médiateurs - avec l'institut religieux concerné", dont est issu l'agresseur de la victime, pour une éventuelle indemnisation financière, a précisé sœur Magron. Selon elle, "tout l'art de cette commission sera d'obtenir un consensus" entre les deux parties. À noter que le fonctionnement de la Commission (bureaux, secrétariat...) sera "assumé par les congrégations féminines".

Par ailleurs, les 300 responsables de la Corref - qui représente les moines, moniales, frères et sœurs de l'Église - ont aussi voté la création d'un fonds subsidiaire de dotation "pour le moment alimenté à hauteur de 500.000 euros". Ce dernier servira lorsque l'institut religieux n'existe plus ou lorsqu'il est notoirement insolvable, argue Véronique Margron. Il sera "surtout alimenté par les instituts masculins, qui paieront une cotisation par nombre de religieux en France". 

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Ces initiatives font suite à la publication du rapport Sauvé qui a secoué toute l'institution en révélant l'ampleur de la pédocriminalité dans l'Église catholique depuis 1950.

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