Pédophilie : 27 révocations dans l'Education nationale en 2015

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MOEURS - Selon Najat Vallaud-Belkacem, il y a eu 27 radiations de membres de l'Éducation nationale en 2015 liées à des cas de pédophilie ou de pédopornographie. La ministre a annoncé sa volonté d’être "ferme pour sanctionner" et qu'elle en attend "autant de toute institution".

Depuis quelques jours, l'Église de France est dans la tourmente. Mais il y a quelques mois, c’était l’Education nationale qui essuyait une vague de critiques après l’affaire de Villefontaine, où le directeur d'une école maternelle  a été mis en examen pour des viols sur ses très jeunes élèves. Interrogée ce mercredi sur le sujet, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé qu’il y a eu 27 radiations de membres de l'Éducation nationale en 2015 liées à des cas de pédophilie ou de pédopornographie.

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"Qu'il s'agisse de l'Église ou de l'école, j'ai un principe simple : la pédophilie est une affaire extrêmement grave qui détruit des vies. Le principe est : "Pas de silence, la transparence totale". Tous ceux qui pensent qu'on peut régler les choses en interne, en faisant silence, se trompent gravement", a déclaré la ministre sur RTL. "Je serai ferme pour sanctionner quand cela s'impose et j'en attends autant de toute institution."

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"Passer au peigne fin" tous les dossiers du personnel

Le nombre de radiations pour des affaires liées à la pédophilie (les faits incriminés ne se sont pas forcément produits dans un cadre scolaire) était de 19 en 2014, premier et second degrés confondus, 26 en 2013 et 15 en 2012, selon des chiffres transmis par le ministère de l'Éducation. Dans l'affaire de Villefontaine, révélée en mars 2015, l'enseignant avait été condamné en 2008 pour recel d'images pornographiques, mais il avait continué d'exercer - après un long congé maladie -, l'Education nationale n'ayant pas été informée des faits. Après cela, les ministres de l'Education et de la Justice ont conçu plusieurs dispositifs d'encadrement, dont la mise en place de référents au sein des parquets (côté justice) et rectorats (côté éducation) pour fluidifier la transmission d'informations.

Un projet de loi qui introduit une obligation de signalement, retoqué l'été dernier pour des questions de procédure, est en cours d'adoption, a précisé mercredi Najat Vallaud-Belkacem. Le ministère s'est aussi engagé à "passer au peigne fin" tous les dossiers du personnel de l'Education nationale en contact avec des mineurs pour repérer les agents publics condamnés sans avoir fait l'objet de signalement à l'administration. Le processus de vérification a d'abord été testé dans l'académie de Reims - il est quasiment achevé et aucun dysfonctionnement n'a été relevé - avant d'être mis en oeuvre dans les autres académies, à tour de rôle, selon le ministère.

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