Piétonnisation des berges de Seine à Paris : la justice donne raison à Hidalgo

Piétonnisation des berges de Seine à Paris : la justice donne raison à Hidalgo

LES BERGES AUX PIÉTONS - Ce mardi, le Tribunal administratif de Paris a confirmé la légalité du projet d'ouverture aux piétons et aux circulations douces des berges de Seine. Le projet est vivement contesté par des riverains et plusieurs associations.

Le Tribunal administratif de Paris a donné raison à Anne Hidalgo. Ce mardi, il a refusé de suspendre la piétonnisation des voies sur berges dans la capitale, mise en place par la Ville de Paris et contestée par des riverains et associations. "Les arguments des requérants ne permettaient pas (...) de caractériser un doute sérieux quant à la légalité de ce projet pouvant justifier sa suspension", a estimé le juge dans son ordonnance.

"La réduction à terme de la circulation automobile, de la diminution de la pollution de l'air, de la mise en valeur des berges de la Seine, inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et du développement de l'attractivité touristique" constituent l'intérêt du projet, a-t-il considéré.

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Un "principe de réversibilité" en cas d'échec

Portée par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) pour lutter contre la pollution de l'air et officialisée par un arrêté municipal publié mi-octobre, la fermeture de la voie Georges-Pompidou à la circulation automobile sur 3,3 km du quai bas le long de la Seine - de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe) - est effective depuis l'été, mais elle est contestée. 

Plusieurs riverains et deux associations s'étaient portées parties civiles et avaient enclenché une procédure d'urgence devant le tribunal administratif pour suspendre cette décision. 

L'avocat de la partie civile Me Jean-Baptiste Iosca avait estimé lundi devant le juge que la piétonnisation des voies sur berges avait eu un "impact sur la circulation automobile", entraînant "plus de bruit et de pollution". Dans sa décision, le tribunal administratif rappelle que l'arrêté sur la piétonnisation a prévu un "principe de réversibilité" en cas d'échec.

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