Pistes du gouvernement sur les violences à l'école : Blanquer annonce un suivi systématique des signalements

Pistes du gouvernement sur les violences à l'école : Blanquer annonce un suivi systématique des signalements

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VIOLENCES SCOLAIRES - Dans la continuité du mouvement #pasdevagues, Jean-Michel Blanquer réagit en proposant un plan contre les violences scolaires. Nouvel élément au programme : le suivi des signalements fait par le personnel des établissements scolaires, a annoncé sur LCI le ministre. Il sera mis en place dès lundi prochain.

Une professeure filmée à son insue pendant qu'elle est braquée avec un pistolet factice par un de ses élèves. Cette vidéo a fait le tour de la toile et a choqué la France ces dernières semaines. Jean-Michel Blanquer, à l’antenne de LCI ce matin, a pu réagir et revenir sur les pistes envisagées par le gouvernement contre les violences scolaires. La plupart des propositions avaient déjà été évoquées ces derniers jours : présence ponctuelle de policiers dans les écoles, voire permanence dans les établissements difficiles ; équipes mobiles de sécurité ; simplification des conseils de discipline. Nouveau point cependant, la mise en place d’un suivi systématique de tout signalement fait par un professeur, surveillant ou personnel d’un établissement scolaire. 

Objectif : "dire les choses quand elles arrivent"

Dès lundi 5 novembre dans les écoles, “tout signalement aura un suivi, et aboutira à une sanction proportionnée, selon le Ministre de l’éducation. L’objectif est de “dire les choses quand elles arrivent et non pas de cacher les problèmes sous le tapis", a expliqué M. Blanquer, en faisant référence au hashtag #pasdevagues. Ce mouvement sur les réseaux sociaux a été lancé par plusieurs enseignants souhaitant dénoncer le manque de soutien de la part de leurs supérieurs hiérarchiques, en cas de problèmes avec un élève.

L'appel des enseignants semblerait avoir été entendu puisque désormais, tout problème signalé sera consigné à l’écrit, dans un registre spécialement prévu à cet effet. Le gouvernement espère que ce système permettra à la fois d’avoir une vision claire de ce qu’il se passe dans les établissements scolaires de France, mais également d’enrayer le laxisme. “Il n’y a pas de petits faits”, insiste Jean-Michel Blanquer. Ce système devrait ainsi permettre de déclencher un recours éducatif approprié à chaque incident déclaré, sous la décision du chef d’établissement. Comme annoncé précédemment, cette mesure sera accompagnée de la simplification des conseils de discipline. 


Jean-Michel Blanquer est d'ailleurs revenu sur le cas de Créteil. "C'est évidemment choquant, mais malheureusement loin d'être la première fois. Il faut que ce soit sévèrement sanctionné", a-t-il déclaré. Il a ensuite pris le suivi de ce grave incident comme exemple, affirmant que tout a été fait au mieux : plainte déposée, mise en examen et sanction disciplinaire. 

Une confiance aveugle en la parole des professeurs

Jean-Michel Blanquer a également voulu insister sur l’importance qui sera donné à la parole de “l’adulte”, qui prévaudra désormais. Il regrette notamment que trop souvent, les deux paroles (élève et professeur) aient été égales, estimant que ce n’était pas normal. “A partir du moment où un adulte a vécu un problème, si il dit qu’il a été insulté, c’est qu'il a été insulté, il n’a pas de raison de dire autre chose que la réalité”.


Il espère pour cela avoir le soutien des parents. "L'un des facteurs principaux de réussite des enfants, c'est l'union des parents et de l'école, et communiquer au service de l'enfant", a-t-il déclaré à l'antenne. Pour le meilleur et pour le pire, puisqu'il insiste sur la nécessité de mêler les parents aux enjeux lorsque il y'a un problème également.


Si le ministre n’a pas voulu donner plus de détails sur les mesures qui seront encore en discussion cette semaine, il a cependant assurer que les pistes suivraient trois axes très claires : rétablir l’autorité du professeur dans la classe, sécuriser l’établissement et sécuriser les abords de l’établissement. “Les élèves ont besoin qu’on leur impose la règle, c’est de la fausse bienveillance que d’être laxiste”, a répété plusieurs fois Jean-Michel Blanquer.

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