Plainte pour viol contre Gilbert Collard : "Je le prends comme un combat", assure le député

Plainte pour viol contre Gilbert Collard : "Je le prends comme un combat", assure le député

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JUSTICE - Après le témoignage d'une femme qui accuse Gilbert Collard de viol en 2006-2007, le député du Rassemblement national s'est longuement défendu vendredi matin sur CNews. "J'y passerai le temps qu'il faudra mais je le ferai payer", a promis l'élu. Contactée par LCI, la plaignante a réitéré ses accusations.

Visé par une plainte pour viol, Gilbert Collard n'a pas attendu de connaître le nom de la plaignante pour répliquer. Vendredi matin, sur CNews, le député du Rassemblement national a vivement contesté le témoignage d'une femme, dévoilé la veille par BFMTV, qui évoquait des faits présumés qui se seraient produits en 2006-2007.


Tout en assurant prendre l'affaire "avec sérénité", l'avocat a jugé "ahurissant qu'une chaîne se permette de diffuser un témoignage" alors qu'il ne connaît pas lui-même l'identité de la plaignante. "Il suffit que quelqu'un dépose une plainte pour qu'immédiatement, sans enquête, sans vérification, sans contradiction, on soit sali", a-t-il déploré. 

"Un combat"

Gilbert Collard a d'ores et déjà promis d'engager lui-même des poursuites face à ces accusations. "J'y passerai le temps qu'il faudra mais je le ferai payer", a-t-il assuré. "Je le prends comme un combat. Quand on n'a rien fait de mal, on n'a rien fait de mal."


Sur le fond, le député RN, qui travaillait au sein de son cabinet d'avocats à l'époque, estime que le témoignage relate des "circonstances invraisemblables". "J'aurais violé par deux fois cette personne, dans mon bureau, en période d'affluence. La configuration de mon cabinet rend inconcevable l'accusation [...] Ma femme travaillait à mon cabinet et son bureau était à côté du mien." Contactée par LCI, la plaignante a pour sa part assuré avoir été victime de deux agressions qui se seraient déroulées à l'heure de la fermeture du cabinet, de sorte qu'ils se trouvaient seuls. La seconde fois, elle assure à LCI avoir appelé au standard du cabinet pour signaler le viol dont elle avait été victime. Le député l'aurait rappelé le lendemain en lui disant : "Je suis intouchable, ce sera parole contre parole, vous perdrez ". En outre, la plaignante affirme que l'avocat lui a offert ses honoraires dans ce dossier.

"Episodes fantasmatiques"

Pour le député, il y aurait "deux hypothèses : soit on a affaire à une pathologie - et j'en ai eu dans ma clientèle -, soit à une personne manipulée". "J'ai eu dans ma clientèle des épisodes fantasmatiques colossaux, j'ai eu une érotomane", a-t-il insisté. "Ma femme me l'a rappelé ce matin, nous avons reçu un mail d'une personne disant m'avoir vu nu dans le jardin..."


Le député s'attend désormais à "un cinéma médiatique", sur fond de perquisition et de convocation par la police. "Il va y avoir des épisodes médiatiques où je vais en prendre plein la tête. Je serai traîné dans la boue... Et quand ça s'arrêtera, personne n'en parlera..."

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