Pluie : le record vieux de 50 ans battu en décembre-janvier (et dans le futur, ça devrait être pire)

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INTEMPÉRIES - Sur les deux derniers mois décembre-janvier, la France a connu un cumul moyen de pluies record depuis l'année 1959. C'est cette année-là qui a marqué la modélisation de la pluviométrie, a indiqué lundi 29 janvier Météo France.

Au 29 janvier, ce sont quelque 282,5 mm d'eau qui sont tombés sur la France, au cours de ces deux derniers mois, en cumul moyen. Une pluie exceptionnelle qui bat le record de décembre 1981-janvier 1982, indique Météo France. En janvier - et le mois n'est pas encore fini - "plusieurs régions ont déjà battu leur propre record avec deux fois la valeur normale" d'un mois de janvier (pris sur la période 1981-2010), note la climatologue Christine Berne, de Météo France auprès de l'AFP


Les régions concernées sont l'Auvergne-Rhône Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. L'Ile-de-France compte parmi les régions également très pluvieuses en ce premier mois de l'année, mais elle n'a pas (encore) battu son record. Quant au mois de décembre 2017, il a plu en moyenne, 50% de plus que d'habitude. 

Ces records s'accompagnent de crues exceptionnelles qui, selon les spécialistes vont se multiplier dans le futur. La raison principale est le réchauffement climatique, même si celui-ci était limité à 1,5°C, selon une étude publiée lundi, dans la revue Climate. Les auteurs ont établi trois scénarios allant de +1,5°C à +3°C par rapport à l'ère pré-industrielle. En effet, plus l'air est chaud et pluis il est chargé en humidité qui, inévitablement va être libérée sous la forme de pluie ou de neige. 


Dans le scénario le plus optimiste établi par les chercheurs, les dommages causés par les débordements de cours d'eau en Europe vont plus que doubler, à environ 15 milliards d'euros par an, prévoient les chercheurs. Et le nombre de personnes affectées par les inondations augmenterait de 86%, soit environ 650.000 personnes par an. 


Dans le scénario le moins optimiste en revanche, si les températures augmentent de 3°c, les dommages monteraient de 145% à environ 17 milliards d'euros par an, et 780.000 personnes seraient touchées (+123%). Les inondations, dont les impacts sont aggravés par l'urbanisation, font déjà partie des catastrophes naturelles les plus coûteuses en Europe.

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