"Plus de 5 millions d'euros de dégâts" après le blocage des universités : quels sont les établissements concernés ?

"Plus de 5 millions d'euros de dégâts" après le blocage des universités : quels sont les établissements concernés ?

SOCIÉTÉ
DirectLCI
EDUCATION - Les blocages dans les universités ont entraîné "un peu plus de 5 millions d'euros de dégâts", a estimé lundi la ministre de l'Enseignement supérieur. Parmi les principaux établissements concernés, on retrouve notamment Grenoble, Montpellier ou Rennes.

"On n'avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser." C'est ce qu'a déclaré ce lundi matin la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur RTL, en référence à l'occupation des université, ces derniers mois. Au plus fort de la mobilisation printanière, quatre universités (sur 73) ont été bloquées, dont Nanterre, dernière à être évacuée la semaine dernière, et une dizaine de sites perturbés.


Selon la ministre, le coût de dégâts liés à ces blocages est à cette heure estimé à plus de cinq millions d'euros. Parmi les universités concernées, on décompte notamment 1,6 millions d’euro de dégradations à Grenoble sur 2500m² "totalement ravagés". "Dans ce chiffre, on compte les dégradations, mais également les surcoûts liés à ces dégradations comme le gardiennage ou le piratage des ordinateurs", indique au cabinet de la ministre. 


"Dans le cas de Grenoble, il faut non seulement refaire le hangar occupé, mais aussi refaire la toiture qui fuit, changer des ordinateurs qui ont pris l'eau...", ajoute cette même source.

En vidéo

Blocage des Universités : "Ce ne sont pas des étudiants mais des agitateurs professionnels"

600.000€ de dégâts à Montpellier, jusqu'à 300.000€ à Tolbiac

On décompte également "600.000 euros" de dégâts à Montpellier, "200.000 à 300.000 euros" sur le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, et plusieurs centaines de milliers d'euros à la faculté de Rennes.


Cette somme de cinq millions d'euros sera "prise en charge par le ministère", a ajouté la ministre. "Je ne peux pas demander aux établissements de supporter ça directement par eux-mêmes". "Il y a des enquêtes qui sont en cours et bien sûr, si on retrouve les auteurs et qu'on est capable de les identifier clairement, ils seront punis", a-t-elle ajouté.


Pour ce qui est du timing, le cabinet de la ministre indique à LCI vouloir réaliser une majeure partie des travaux cet été afin que "la rentrée se passe dans de bonnes conditions".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter