PMA et GPA : Valls dit définitivement non

PMA et GPA : Valls dit définitivement non

DirectLCI
SOCIETE - Manuel Valls a annoncé lundi que le gouvernement "s’opposera à des amendements parlementaires" sur la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Si le prochain projet de loi ne prévoyait pas d'ouvrir la PMA aux couples de lesbiennes, c'est la première fois qu'un ministre dit non à tout amendement.

En l'espace d'un an et d'un mouvement, celui de la Manif pour tous , la ligne politique du gouvernement sur la GPA et sur la PMA a bien changé. En effet, Manuel Valls a annoncé lundi sur RTL que le gouvernement "s’opposera à des amendements parlementaires" sur la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA) lors de l’examen du projet de loi sur la famille. Celui-ci doit être présenté en avril devant le Conseil des ministres, pour être débattu devant le Parlement au second semestre.

Quelques heures plus tard, Matignon annonce également son opposition à d'éventuels amendements. Une position partagée par le Parti socialiste. Son porte-parole, David Assouline, a affirmé que le PS ne voulait pas de "débat" ou de "proposition" sur la procréation médicale assistée (PMA) ou la gestation pour autrui (GPA) lors de l'examen du projet de loi sur la famille.

Manuel Valls favorable à la GPA en 2011

Face à la saison 2 de la Manif pour tous et la radicalisation des mouvements, Manuel Valls joue donc l'apaisement quitte à raviver les tensions avec EELV ou avec certains députés favorables à la GPA. Il y a quelques jours d'ailleurs, la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, avait décidé de rebaptiser le projet de loi famille. Son idée pour calmer le jeu ? Un nouveau nom qui devrait tourner autour des expressions "nouvelles protections, nouvelles sécurités et nouveaux droits des enfants".

Il y a un an jour pour jour , lorsque le Premier ministre remettait en cause le calendrier de la loi abordant la PMA, le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux prévenait : "Si la loi sur la famille devait arriver demain sans qu'il y ait ce texte sur la PMA à l'intérieur, à ce moment-là, le groupe prendrait ses responsabilités pour faire en sorte que la chose puisse être discutée ici". Respectant cette position, le député a déclaré lundi, ne renoncer "à aucune ouverture de nouveaux droits pour les enfants" et a demandé à Manuel Valls de respecter "la règle du jeu" concernant la future loi sur la famille. Une règle que le ministre de l'Intérieur semblait vouloir jouer en 2011. "Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable", avait-il déclaré au magazine Têtu.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter