Pôle emploi à nouveau en grève mardi contre la possible disparition des conseillers chargés des indemnisation

SOCIÉTÉ

MOUVEMENT SOCIAL - Quatre syndicats ont appelé à la grève les agents de Pôle emploi ce lundi, un mouvement reconduit mardi. Ils protestent notamment contre la numérisation à outrance et la possible disparition des conseillers chargés du calcul des indemnisations.

Malaise à Pôle emploi. Quatre syndicats ont appelé ce lundi les agents de l’établissement à faire grève, avant de décider en fin de journée de reconduire le mouvement mardi. Les organisations SNU-FSU, FO, CGT et Solidaires protestent notamment contre la numérisation à outrance des services de Pôle emploi. Dans leur viseur : l’extension de la déclaration sociale nominative. Avec ce système, les entreprises fournissent directement à Pôle emploi les données liées à l’indemnisation d’un chômeur et, à terme, entre 2500 et 3000 agents aujourd’hui chargés des calculs d’indemnisation pourraient être affectés sur d’autres missions, notamment l’accompagnement. Au-delà de ce redéploiement, les syndicats craignent la "disparition quasi totale du métier d'indemnisation". 

Les syndicats s’insurgent également contre le lancement d’une plateforme numérique pour accompagner les chômeurs, soit une "nouvelle tentative de substitution des conseillers par la machine et de mise à distance des usagers", selon eux. Enfin, ils réclament "l'embauche de personnel en CDI", afin de "pouvoir absorber la charge des demandeurs d'emploi".

Une grève reconductible au 7 mars

A Paris, les grévistes étaient invités à manifester ce lundi matin place Gambetta, dans le 20e arrondissement, devant le siège de l’opérateur. D’autres rassemblements ont également été organisés en province. La direction a indiqué dans un communiqué que 13,36% de agents avaient débrayé lundi et que le mouvement avait provoqué la fermetures de quatre agences (deux en Paca, une en Normandie et une en Bretagne) sur plus de 920. En février 2016, l'organisme avait déjà été traversé par un mouvement de grève. A l'époque, il s'agissait de critiquer la fermeture, l'après-midi, des agences aux usagers qui n'ont pas un rendez-vous prévu.

Les syndicats SNU-FSU, FO, CGT et Solidaires ne représentent que 46% des salariés de Pôle emploi. La CFDT, elle, n’a pas souhaité rejoindre cet appel jugé contre-productif. 

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