Pollution : concrètement, comment va marcher la pastille verte ?

Pollution : concrètement, comment va marcher la pastille verte ?

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DECRYPTAGE - La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, a annoncé ce mercredi la mise en place "avant l'été" d'un "certificat vert" ou "qualité de l'air" à apposer sur les véhicules propres.

"Nous allons mettre en place avant l'été un certificat qualité de l'air que les véhicules propres pourront apposer derrière leur pare-brise". Dans les colonnes du Parisien, Ségolène Royal a dévoilé mercredi les grandes lignes d’un certificat qualité de l’air qui devrait donner des avantages aux véhicules propres. Comment va fonctionner ce dispositif ? Explications.

Une pastille verte, oui mais pourquoi ?
"La France est en retard en matière de lutte contre la pollution", assure la ministre. D’où sa volonté de définir des "zones de basse émission" dans les grandes villes pour "y restreindre la circulation en y autorisant que certains types de véhicules." Selon Ségolène Royal, "le principe est que l'obtention d'un certificat vert vous donne des avantages".

Qui va bénéficier de cette pastille ?
"Plusieurs certificats de couleurs différentes seront créés en fonction des seuils d'émissions polluantes des véhicules", précise la ministre. Le dispositif prévoit un système par "étoiles" : une étoile sera attribuée aux véhicules les plus polluants (ceux qui auront plus de 19 ans en 2016). Ceux immatriculés après le 31 décembre 2010, le smoins polluants, disposeront de cinq étoiles.

Ainsi, "en cas de circulation alternée ou dans les zones de circulation restreinte mises en place par les villes, les véhicules propres seront autorisés à circuler". Les collectivités pourront aussi les autoriser à emprunter les couloirs de bus ou les faire bénéficier du stationnement gratuit.

Comme un air de déjà-vu ?
Cette mesure rappelle la pastille verte mise en place en 1998 pour permettre aux véhicules les moins polluants de circuler durant les pics de pollution. Sauf que, cinq ans plus tard, ce macaron avait été abandonné. En 2013, un nouveau plan d’urgence est envisagé par la ministre de l’époque, Delphine Batho qui, si elle s’en défendait, pronait l’instauration d’un principe similaire...

Enfin, le Premier ministre Manuel Valls, qui doit s'exprimer mercredi, s'était engagé sur la mise en place, dès 2015, d'un "système d'identification des véhicules en fonction de leur émissions polluantes". Le but: aider les collectivités à développer des politiques favorisant les véhicules les plus propres.

EN SAVOIR + >> Pollution automobile : le retour de la pastille verte ?

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