Pollution : Paris respire un peu, Lyon et le Sud-Ouest suffoquent encore... ce qui vous attend cette semaine

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PRÉVISIONS - Après avoir subi la pire pollution depuis 10 ans, la région parisienne va (un peu) mieux respirer cette semaine. En revanche, les particules fines font toujours suffoquer les habitants de la région lyonnaise et du Sud-Ouest. LCI fait le point sur ce qui vous attend.

Plongés pendant dix jours dans un nuage de pollution, Paris mais aussi le département du Nord vont respirer un peu mieux cette semaine. Les concentrations de particules fines - émises notamment par le trafic routier - vont continuer de baisser grâce, notamment, à la reprise du vent.  Depuis le 30 novembre, l'Île-de-France a été soumise au pic de pollution hivernal le plus long et intense observé depuis 10 ans. 


Pourtant, bien que la situation se soit largement améliorée ces derniers jours, "on ne s'attend pas non plus à une chute rapide des particules. "Nous aurons encore des concentrations relativement élevées", bien qu'en-deçà des seuils d'alerte, ajoute Airparif.  La situation est plus alarmante en Rhône-Alpes, où le pic de pollution devrait perdurer jusqu'en milieu de semaine prochaine au moins. LCI fait le point.

Paris

La situation s'améliore en Île-de-France. Airparif, l'association de surveillance de la qualité dans la région, "ne prévoit pas de dépassement du seuil d'information (des concentrations de particules fines) pour la journée de lundi. "Les conditions s’améliorent avec des inversions de températures beaucoup moins fortes et un peu plus de vent que la semaine dernière", a expliqué à LCI Anne Kauffmann, responsable du pôle études chez Airparif.


Des prévisions encourageantes pour la semaine à venir. "Pour l’instant, on est vraiment dans quelque chose de beaucoup plus favorable avec des hauteurs de couches plus hautes", a ajouté Anne Kauffman. Elle se montre donc plutôt positive pour la semaine qui commence. "Jusqu'en milieu de semaine, nous ne sommes pas inquiets", indique-t-elle. Avant de tempérer : "Après, les prévisions météo ne sont pas une science exacte. Il y a un anticyclone qui ne nous raconte pas toujours où et quand il va bouger".


Selon toute vraisemblance, la préfecture de police de Paris ne devrait donc pas renouveler la circulation alternée dans la capitale et 22 communes de la petite couronne, comme elle l'avait fait pendant quatre jours la semaine dernière. La mairie de Paris devrait quant à elle communiquer ce dimanche sur d'éventuelles mesures de gratuité des places de stationnement ou des transports (Vélib, Autolib...).

Lyon et Grenoble

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Grenoble : une partie des véhicules interdite de circulation mardi

Du côté de la région du Rhône-Alpes, et notamment des villes de Lyon et Villeurbanne, "on ne se dirige pas vers une sortie franche de cet épisode de pollution", affirme Géraldine Guillaud de l'agence de surveillance Air Rhône-Alpes. "Ce dimanche, on a un vent du nord qui devrait se lever en fin de journée et qui devrait permettre un brassage atmosphérique mais ne sera pas suffisant pour sortir de cet épisode". 


Selon l'agence de surveillance, la situation ne devrait pas s'améliorer avant au moins le milieu de la semaine prochaine. En effet, Météo France prévoit "peu de vent, pas de pluie et un anticyclone toujours présent". "Toutes les conditions sont réunies pour maintenir un taux de pollution élevé", détaille Géraldine Guillaud. Air Rhône Alpes va demander ce dimanche à la préfecture de région de maintenir l'alerte pollution (niveau 1) sur la ville de Lyon. La préfecture, qui a expérimenté pour la première fois vendredi la circulation alternée, n'a pas prévu pour l'instant de nouvelles dispositions pour la semaine, hormis les restrictions habituelles. 


Un véhicule sur quatre interdit de rouler mardi à Grenoble. Le niveau d'alerte 1 est également maintenu à Grenoble. Face à la persistance de la pollution depuis huit jours, un véhicule sur quatre ne pourra pas circuler mardi dans le cadre du dispositif de vignettes que la métropole alpine est la première à expérimenter. En contrepartie, les transports en commun et les vélos en libre-service seront gratuits. Une nouvelle dégradation est attendue mardi en raison d'une stabilité des conditions météorologiques. 

Toulouse et Montauban

Un épisode de pollution de l'air aux particules fines était constaté également  lundi à Toulouse et Montauban ainsi que dans la totalité des départements de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, selon l'Organisme de contrôle de la pollution de l'air ORAMIP. "La cause principale de cette pollution est la conjugaison d'une masse d'air stable avec l'accumulation des émissions locales des particules par le trafic routier, les dispositifs de chauffage, les industries ou les émissions naturelles", explique l'ORAMIP. 


Les préfets de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne ont déclenché la procédure d'information et de recommandation du public pour la journée de lundi, qui compte un certain nombre de conseils sanitaires, ainsi que le covoiturage et le recours aux transports en commun. La persistance de cet épisode de pollution pour la journée de mardi sera en fonction de l’évolution des conditions météorologiques.

Bordeaux

La capitale girondine a également connu un pic de pollution lundi. Le département est passé en niveau orange et la préfecture a déclenché une procédure d’information et de recommandations, active sur l’ensemble de la Gironde. Il est recommandé de limiter ses déplacements sur les grands axes aux heures de pointe, d’éviter de faire du sport et de ne pas faire de feux de cheminée, indique Sud-Ouest. La situation devrait perdurer mardi. 

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Plan anti-pollution de Royal : taxis, vendeurs, usagers... qu'en pensent-ils ?

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