En 2019, un enfant sur huit n’avait aucun parent travaillant

En 2019, un enfant sur huit n’avait aucun parent travaillant

PORTRAIT SOCIAL - Près de 75% des enfants vivant dans une famille où aucun parent n'est en emploi étaient en situation de pauvreté en 2019.

En 2019, un enfant de moins de 18 ans sur huit grandissait dans une famille où aucun parent n'était en emploi, et un enfant sur trois s'agissant des familles monoparentales, selon une étude de l'Insee publiée jeudi. Plus encore que la taille de la fratrie ou le milieu social, cette situation constitue "un fort risque de pauvreté pour les enfants", souligne l'institut dans son édition 2019 du "Portrait social" de la France.

Selon cette étude, près de 75% des enfants vivant dans une famille où aucun parent n'étaient en emploi étaient en situation de pauvreté monétaire, contre 13,7% des enfants quand au moins un parent n'était en emploi. Dans le détail, l'an passé, 12,2% des enfants vivaient avec leurs parents au foyer, qu'ils soient au chômage, à la retraite ou en situation d'invalidité par exemple. 

Les familles ouvrières ou employées, et monoparentales, davantage touchées

Avoir des parents sans emploi est plus fréquent dans les familles "à dominante ouvrière ou employée" et dans les familles monoparentales (qui représentent aujourd'hui une famille sur cinq). Ainsi, 35,4% des enfants vivant en famille monoparentale appartiennent à une famille sans emploi, contre 8,9% de ceux en famille recomposée et 5,9% en famille dite "traditionnelle", selon cette étude.

Cependant, ce chiffre est en baisse depuis 2003, où 39% des enfants de familles monoparentales vivaient avec un parent sans emploi. Dans les familles "traditionnelles" ou recomposées, 66,7% des enfants vivaient en 2019 avec deux parents (ou beaux-parents) en emploi, une proportion en augmentation depuis une quinzaine d'années.

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La proportion des enfants ayant un parent en emploi et l'autre inactif a, elle, reculé, passant à 21%, soit 5,1 points de moins qu'en 2003.  Dans cette situation, 84,3% des cas concernent le père (ou beau-père) en emploi et la mère (ou belle-mère) inactive. Une proportion en diminution depuis 15 ans car elle était de 90,3% en 2003, précise l'Insee.

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