Pour BHL, la photo du petit syrien mort noyé va "faire bouger ceux qui nous gouvernent"

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REACTION - Interrogé sur la publication d'une photographie frappante, montrant le corps sans vie d'un enfant syrien de trois ans échoué sur une plage turque victime de l'exode vers l'Europe, Bernard-Henri Lévy estime que cette image "atroce" va faire bouger les choses.

Frappé comme tous par la photographie d'un enfant syrien mort sur une plage turque, victime du dramatique exode des migrants qui fuient la guerre, le philosophe Bernard-Henri Lévy estime que cette image va "faire bouger ceux qui nous gouvernent".

"Casser la mécanique froide des chiffres"

"On est sans voix face à cette image", c'est "atroce" a réagi l'essayiste habitué des zones de conflits, jeudi, sur BFMTV ,  "La seule chose que l’on peut espérer c’est que cette image serve d’avertissement, de leçon", a-t-il poursuivi. Et le philosophe de citer des précédents comme le célèbre cliché d'une petite fille nue, brûlée au napalm au Vietnam en 1972, courant pour fuir. Cet enfant-ci a survécu.

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"Il y a des photos qui ont cette vertu paradoxale de réveiller les opinions, de casser la mécanique froide des chiffres de donner un visage aux statistiques", rappelle ainsi BHL qui a récemment apporté son soutien aux Peshmergas luttant contre l'organisation jihadiste Daech dans le Kurdistan irakien. "Ils viennent nous dire qu'ils aiment l'Europe, qu'ils croient dans les valeurs de liberté, de prospérité de l'Europe", et surtout "pas pour vivre à nos crochets", a-t-il encore souligné.

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