Pourquoi certains sont-ils les rois du "Je le ferai demain" ?

Pourquoi certains sont-ils les rois du "Je le ferai demain" ?

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PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres... mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe. A l'occasion de la journée de la procrastination, petit focus sur les rois du "Je le ferai demain".

Diane Ballonad Rolland, consultante et formatrice en organisation personnelle, fondatrice du blog zen-et-organisee.com et auteur de J'arrête de procrastiner, à paraître en février aux éditions Eyrolles , décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

Ça fait des semaines que vous demandez à Jules de prendre les billets pour l'expo de vos rêves. Des semaines qu'il vous dit qu'il s'en occupe. Des semaines que vous n'y croyez qu'à moitié mais que vous laissez faire, décidée à ne pas les prendre à sa place. Et quand enfin Mossieur se décide, il est trop tard. Plus de place. Là, l'envie de hurler vous prend violemment et, contrairement à lui, pas question d'attendre demain !

► Ce que l'on ressent
"Bien que les ressorts soient inconscients, on sait parfaitement que l'on procrastine. Ce comportement est très consommateur d'énergie. Car si l'on repousse ce qui doit être fait, on y pense malgré tout. Sans oublier que l'attitude génère aussi son lot de culpabilité. En fait, le besoin de ne pas faire est plus fort que les bénéfices ou la satisfaction de s'y mettre", analyse Diane Ballonad Rolland. En clair, vous repoussez, une fois encore, le moment de vous fader votre déclaration d'impôts, mais vous y pensez tout le temps. Ben, autant la faire, non ?

► Ce qui se passe
"Différents facteurs entravent le passage à l'action. Une tendance au perfectionnisme, le besoin d'attendre systématiquement le dernier moment ou de se mettre en danger, la quête d'adrénaline, la peur de ne pas être à la hauteur ou de réussir sont des mécanismes fréquents. S'ils sont différents, la raison principale à la procrastination est la routine. Un manque de sens que les enfants et les adolescents ne veulent pas subir puisqu'ils sont les rois du "Je ferai plus tard". On sait aussi qu'un quotidien fait uniquement de contraintes où il n'y a plus de place pour soi génère le rejet." rappelle l'auteur de J'arrête de procrastiner. A l'époque, je disais déjà à mes parents que leurs contraintes m'empêchaient de passer à l'action, celle de faire la fête notamment.

► Comment s'en sortir ?
"Il est nécessaire de fouiller du côté de ses travers. Pourquoi botte-t-on en touche ? S'y résoudre, c'est injecter de la conscience et identifier les stratégies les plus fines pour passer à l'action, sans occulter la notion de plaisir. Indispensable pour retrouver la fameuse énergie, celle qui donne envie de s'y mettre. Quitte à la fabriquer en s'octroyant une récompense, résultat de l'équilibre entre l'effort que l'on est prêt à faire et le plaisir immédiat. On le sait, dans ce domaine, la bonne volonté ne suffit pas." conclut la coach. Bon, c'est décidé, dorénavant, à chaque fois que je n'aurai pas procrastiné, je m'offrirai un muffin au caramel. Ça va être sympa en 2016 !

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