Pourquoi est-ce si compliqué de gérer la crise de notre enfant dans un magasin ?

SOCIÉTÉ
PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres... mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Quelques jours après la journée mondiale des parents, le 1er juin, zoom sur les colères de nos chérubins dans des magasins.

Dans votre Monop', au beau milieu du rayon gâteaux, vous donneriez plus qu'un bras pour disparaître. Sous les regards médusés des clients, votre petit dernier pique une colère de son meilleur cru. L'enfer. Et pour qu'il arrête de hurler, vous cédez. La paix a un prix... celui d'un paquet de biscuits.

Véronique Maaciejak, journaliste, formatrice en discipline positive, coach parental et auteur de Il me pousse à bout, éditions Eyrolles décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce que l'on ressent tous
''L'enfant a pris un jouet ou un paquet de bonbons et ne veux plus le lâcher. Vous lui dites non et immédiatement suivent cris et pleurs. La crise est là suscitant de nombreux regards pénibles à supporter dans notre quête de perfection. Ne nous mentons pas. Céder est plus simple que d'accompagner l'enfant dans sa frustration.'' explique la coach parental. Parce qu'en vrai, céder c'est gagner du temps.

► Ce qu'il se passe
''C'est difficile d'être parent, déjà, à la maison, mais encore plus en public. A l'extérieur, on se retrouve un peu à nu face au comportement de son petit. Soumis à ce stress supplémentaire, trois réactions sont possibles : l'attaque, le moment où l'on va tenir des propos blessants, frapper ou crier – la fuite, qui consiste à prendre l'enfant et partir le plus vite possible ou le retrait, on reste là pétrifié et à ne plus savoir quoi faire.'' Dehors, c'est double peine. Le petit nous met les watts et tous les regards en rajoutent une couche.

► Comment s'en sortir
''N'oublions pas qu'un supermarché est un lieu hyper stimulant pour lui. Il est recommandé de donner des missions positives, du petit chariot dont il sera responsable au jus de fruit à trouver dans le rayon. En cas de crise, retenez qu'une fois la crise commencée, votre enfant doit se décharger totalement. Si vous l'empêchez, elle va durer encore plus longtemps. Soit vous êtes capable de faire face à la crise, aux jugements et vous vous mettez à son niveau avec des paroles d'empathie, soit vous n'êtes pas apte et dans ce cas vous prenez votre enfant pour vous rendre dans un endroit moins exposé. Dans tous les cas, prenez un petit temps pour souffler afin de ne pas vous laisser submerger par le stress. Evidemment, il faudra reparler de la crise, plus tard à la maison une fois tout le monde apaisé afin de trouver comment vous pourrez éviter ça par la suite''. Le mot de la fin revient à Zazie avec son ''zen, soyons zen, du sang froid dans les veines'', à chanter sur tous les tons et dans tous les rayons. 

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