Pourquoi le Conseil d'Etat est favorable à la poursuite des soins de la petite Marwa, plongée dans le coma

Pourquoi le Conseil d'Etat est favorable à la poursuite des soins de la petite Marwa, plongée dans le coma

MAINTIEN EN VIE - Les parents de la petite Marwa, bébé lourdement handicapé par un virus foudroyant, ont obtenu gain de cause. Le Conseil d'Etat a ordonné mercredi 8 mars la poursuite des soins.

Les soins de la petite Marwa, quinze mois et lourdement touchée par un virus foudroyant qui l'a plongée dans le coma, seront poursuivis. Malgré la demande de l'hôpital marseillais de la Timone, où la petite est hospitalisée, qui critiquait "l'obstination" des parents, le Conseil d'Etat s'est prononcé ce mercredi 8 mars 2017 en faveur de son maintien en vie.

La plus haute juridiction administrative, statuant en urgence, a estimé qu'il n'y avait "à ce stade pas de certitude sur [l'] état de conscience et [l'] évolution à venir" de l'enfant. Celle-ci a également tenu compte de la détermination des parents, à ne pas arrêter les soins. La famille se "réjouit", par la voix de son avocate, de cette décision. "Le Conseil relève l'importance toute particulière de l'avis des parents, qui se sont toujours opposés tous les deux à l'arrêt des traitements", a indiqué leur conseil Maître Samia Maktouf dans un communiqué.

"Chance de survie" ou "obstination déraisonnable"

Les parents du bébé avaient lancé une page Facebook et une pétition en ligne sur Change.org intitulées toutes deux "Jamais sans Marwa", dont l'objectif  était de lutter contre l'"acharnement de l'hôpital" à vouloir la "débrancher" sans lui laisser plus de temps pour qu'elle "réussisse un jour à respirer seule". La pétition a recueilli 286.762 soutiens en cinq mois.  

De l'avis des médecins de l'AP-HM, il s'agit pourtant d'une "obstination déraisonnable". Dans un rapport, ceux-ci avaient estimé que "Marwa est consciente mais atteinte d'un déficit moteur majeur" et "irréversible", confirmant qu'elle était victime d'une "atteinte neurologique sévère et définitive". 

Les faits remontent au 25 septembre dernier quand Marwa est admise à l'hôpital pour un virus foudroyant. Le 4 novembre, l'équipe médicale décide d'arrêter le traitement thérapeutique et de débrancher l'appareil respiratoire qui maintient l'enfant en vie. Les parents s'y étaient opposés et avaient saisi le tribunal administratif. Cette juridiction avait jugé la décision d'arrêter les soins "prématurée". Le Conseil d'Etat avait alors été saisi en urgence. 

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