Pourquoi les auto-écoles seront à nouveau dans la rue lundi

Pourquoi les auto-écoles seront à nouveau dans la rue lundi

MANIFESTATION - Lundi, les auto-écoles descendront une nouvelle fois dans la rue, dans une dizaine de villes, pour protester contre la réforme du permis de conduire, qui est actuellement examinée à l'Assemblée nationale.

Des rassemblements prévus à Paris, Lyon, Grenoble et même à La Réunion. Ce lundi matin, les auto-écoles comptent une nouvelle fois bloquer les rues des grandes villes françaises. Mais cette fois-ci, préviennent-ils, le mouvement sera "encore plus grand". Dans leur viseur, la réforme du permis de conduire , prévue dans la loi Macron et examinée depuis la semaine dernière à l'Assemblée nationale.

"Former à la conduite, c'est un métier"

Principal objectif du texte : diminuer le délai d’attente pour le passage de l'examen - qui peut grimper jusqu'à cinq mois en Ile-de-France - pour faire baisser son coût. La réforme prévoit par exemple de faire appel à d'autres intervenants pour épauler les inspecteurs du permis, comme des agents de la Poste . Elle veut également supprimer le seuil minimal obligatoire de vingt heures de cours avant présentation à l'examen ou permettre de passer une évaluation initiale à distance, sans contact direct avec un professionnel.

EN SAVOIR + >> A Lyon, les auto-écoles se rebiffent

"Nous n'avons même pas été consultés", s'indigne Philippe Colombani, de l'Union nationale des Indépendants de la conduite (Unic), auprès de metronews. Selon lui, le permis, "n'est pas plus cher qu'il y a trente ans". S'il reconnaît que les temps d'attente ont augmenté, il pointe du doigt les 35 heures et la transposition d'une norme européenne, qui a fait passer l'examen de 20 à 35 minutes. "On traite la formation des nouveaux conducteurs comme un objet de consommation comme un autre, prévient Philippe Colombani. Mais au-delà des enjeux financiers, c'est de sécurité routière qu'il s'agit. Former à la conduite, c'est un métier".

Une nouvelle réunion est prévue mardi entre les organisations syndicales et le rapporteur du projet de loi, le député PS Gilles Savary. "Je n'ai jamais vu mes confrères dans une colère pareille", prévient Philippe Colombani, qui précise que "de nouvelles actions sont prévues" en cas de désaccord.

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