Près de 80 rassemblements prévus samedi contre la loi "sécurité globale" et les restrictions de liberté

Manifestation à Paris contre la proposition de loi "sécurité globale" le 12 décembre 2020 dernier. De nouvelles manifestation sont attendues.

CONTESTATIONS - Plusieurs manifestations ont été annoncées ce samedi dans différentes villes françaises afin de poursuivre le combat débuté en novembre dernier contre la loi "sécurité globale" et dénoncer les restrictions de libertés liées à la généralisation du couvre-feu à 18 heures.

Ils battront à nouveau le pavé ce samedi 16 janvier partout en France. Les opposants à la proposition de loi "sécurité globale", dont des Gilets jaunes, mobilisés depuis le 17 novembre dernier, veulent se faire entendre après plusieurs semaines d'essoufflement du mouvement. Près de 80 rassemblements sont prévus "pour le droit à l'information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester et contre la surveillance de masse"

Sous l'impulsion de la coordination d'associations (comme La Ligue des droits de l'Homme et Amnesty) et des syndicats de journalistes notamment, les manifestants exigent toujours le retrait de plusieurs dispositions de cette loi, à commencer par l'article 24, qui pénalise la diffusion malveillante d'images des policiers mais doit être intégralement réécrit. Ils ciblent également les articles 21 et 22 sur l'usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l'ordre, et demandent à être reçus par Emmanuel Macron. 

La nouveauté réside dans le fait que lors de cette manifestation, ils seront rejoints dans de nombreuses villes de l'Hexagone par les fêtards de la mouvance des "free parties". Ces derniers feront front commun ce samedi "pour le droit à la culture" et contre la "répression disproportionnée" de la rave party en Bretagne, qui a défié les autorités en rassemblant près de 2.400 personnes pour le Nouvel An malgré les interdictions liées à la crise sanitaire. 

Déroulement de la mobilisation à Paris

À Paris, les manifestants partiront ainsi de la place Félix Eboué à 14 heures pour se rendre place de la Bastille où le défilé prendra fin vers 18 heures. La configuration devrait être similaire aux manifestations du  5 et du 12 décembre 2020. Le même volume de manifestants, environ 5.000 dans la capitale, ainsi que le même nombre d'éléments radicaux sont attendus par les autorités, soit 200 à 400 individus.

Les effectifs des forces de l'ordre comprendront, à Paris, 8 compagnies de CRS mobilisées (près de 700 effectifs), afin d'effectuer notamment des contrôles aux abords de la place Eboué. Les autorités seront par ailleurs postées tout au long du parcours afin d'éviter des débordements similaires à ceux de la mobilisation du 12 décembre denier qui avait entraîné l'interpellation de 150 personnes. 

Dans le reste de la France - Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Le Havre, Lille, Lyon, Nantes, Rennes et encore Rouen -  20.000 personnes sont attendues. "C'est la reprise du combat", assène Gérald Le Corre, responsable de la CGT en Seine-Maritime, qui déclare sentir venir un "vent de colère" avec l'extension du couvre-feu à 18 heures décrété ce jeudi par le premier ministre Jean Castex et parce que les "seules libertés" accordées le seraient "à l'économie"

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Un "grand rassemblement" est déjà prévu samedi 30 janvier à Paris. En attendant que la proposition de loi, à l'origine de la polémique et déjà votée en première lecture à l'Assemblée Nationale, soit examinée en mars 2021 au Sénat.  

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