Primaire de la droite : des policiers manifestent devant la salle Wagram

Primaire de la droite : des policiers manifestent devant la salle Wagram

COLÈRE - Plusieurs policiers se sont rassemblés devant la salle où se tenait le deuxième débat de la primaire de la droite jeudi soir. Ils ont notamment réclamé la tenue du "Grenelle de la sécurité" en cas de victoire aux élections l'an prochain.

L’appel avait circulé en début de soirée sur les réseaux sociaux. Plusieurs policiers  s’étaient réunis devant la salle Wagram (17e arrondissement de Paris) jeudi soir, où se tenait le deuxième débat de la primaire de la droite.

De Sarkozy à Fillon, en passant par Juppé et Copé, tous les candidats ont mis en avant leurs mesures afin de calmer la colère des policiers, notamment après les dernières agressions dont ils ont été victimes.

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La colère des policiers

Je comprends parfaitement votre colère, votre exaspération- Alain Juppé

A la sortie des candidats, les policiers présents ont tenté d’interpeller Alain Juppé, en tête dans les sondages. "Je comprends parfaitement votre colère, votre exaspération", a répondu le maire de Bordeaux. "Il ne faut pas se désespérer, il faut se battre et je sais que les policiers ne se désespèrent pas. Vous avez le droit au soutien des pouvoirs publics, vous ne l'avez pas suffisamment aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Plus de moyens et de meilleures conditions de travail

Prié de répondre à la demande de convoquer un "Grenelle de la sécurité", l'ex-Premier ministre a jugé l'idée "intéressante" avant de prendre les coordonnées de son interlocutrice. Les policiers présents ont également tenté de s'adresser à Nicolas Sarkozy, à qui les sondages prédisent pour l'heure une défaite au second tour du 27 novembre. "Que pouvons-nous attendre d'un gouvernement déjà en partance ?", ont-il regretté.

Depuis le 17 octobre, le mouvement animé par des collectifs hostiles aux organisations syndicales et qui s'efforcent d'empêcher les tentatives de récupération politique, s'est manifesté essentiellement lors de rassemblements nocturnes. Si les syndicats de police reçus la semaine dernière par François Hollande se sont montrés plutôt satisfaits d'un train de mesures annoncé par le gouvernement, les policiers frondeurs estiment n'avoir été qu'en partie entendus.

Ils réclament davantage de moyens et des conditions de travail plus dignes, notamment après l’attaque au cocktail Molotov, le 8 octobre dernier à Viry-Châtillon dans l’Essonne, qui a grièvement blessé deux policiers.

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Débat de la primaire : des policiers rassemblés devant la salle Wagram

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