Prisons : le syndicat majoritaire UFAP-UNSA accepte l'accord de la Chancellerie, la fin du mouvement se profile

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DÉBLOQUAGE - Après plus d'une semaine de négociations, le syndicat majoritaire est enfin arrivé à un accord avec le ministère de la Justice ce vendredi. Les mesures devraient "rapidement entrer en vigueur".

Alors que les surveillants pénitentiaires sont en grève depuis douze jours pour demander de meilleures conditions de travail suite à l’agression de trois des leurs par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil, la situation semble enfin se débloquer. Le syndicat majoritaire UFAP-UNSA a en effet annoncé qu’il allait signer l’accord proposé par la garde des Sceaux. 


Une bonne nouvelle pour Nicole Belloubet qui est vivement critiquée pour sa gestion de cette crise par les syndicats. Dans la foulée, le ministère de la Justice a annoncé que les mesures acceptées par l’UFAP-UNSA "entreront rapidement en vigueur".

Deux syndicats refusent l’accord

Les deux autres syndicats représentatifs, FO et la CGT, ont en revanche rejeté cet accord en exigeant une revalorisation statutaire. 

De son côté, l'Ufap-Unsa affirme avoir pris ses "responsabilités" et juge que le texte est une "base d'évolution profonde de notre système carcéral, où la sécurité et l'ordre doivent redevenir des valeurs fortes". Parmi les propositions faites par la Chancellerie, Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP-UNSA, a  affirmé sur LCI que les "places de prison pour les détenus radicalisés passent de 140 à 1500". "L’essentiel, c’est qu’on avance et qu’on puisse durablement et invariablement changer le cours des choses pour qu’on ne revive plus ce que nous avons vécu dans nos prisons avec ces tentatives d’assassinat", a encore assuré Jean-François Forget sur LCI. 

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