Procès d'Alain Delannoy : le glaçant récit du calvaire de Gala Mulard

Procès d'Alain Delannoy : le glaçant récit du calvaire de Gala Mulard

Société
DirectLCI
JUSTICE - Devant les assises de Haute-Loire où il est jugé depuis mardi, Alain Delannoy a décrit le calvaire qu'il a fait endurer à Gala Mulard. Il est accusé de l'enlèvement, de la séquestration, du viol et du meurtre de la jeune lycéenne en mars 2012.

En larmes au deuxième jour de son procès, Alain Delannoy a raconté cette nuit de mars où, "pris d'une pulsion", il a décidé de violer Gala Mulard. Ce père de 39 ans est jugé depuis mardi au Puy-en-Velay pour le meurtre en 2012 de la jeune lycéenne de 19 ans. A la barre, il a décrit le calvaire de l'adolescente, qu'il était censé raccompagner chez elle à Yssingeaux, où elle étudiait, après une soirée chez des amis. Mais il l'a conduite de force chez lui puis lui a injecté un cocktail d'anxiolytiques et de neuroleptiques pour "ne pas la faire souffrir" pendant qu'il la violait.

L'autopsie de Gala Mulard a révélé une série de quatre à six viols brutaux, suivie d'une longue journée d'agonie où elle a été laissée seule, bâillonnée, une cordelette autour du cou. Pendant ce temps, son bourreau est parti se promener sur les bords de Loire et est allé "voir des grottes troglodytes" avec un ami. Il a ensuite raconté son affolement lorsqu'en rentrant chez lui, il a découvert la jeune fille brûlante et secouée de convulsions. Après lui avoir fait prendre un long bain sans que la fièvre ne retombe, il a décidé de "cacher" son crime en la tuant.

"J'aurais pu l'aider"

"J'aurais pu faire quelque chose pour Gala et je ne l'ai pas fait. Après (les viols de la nuit, ndlr), j'étais conscient, j'aurais pu l'aider". Mais il a préféré "plier" sa victime puis "appuyer une pelle sur le cou pour ne pas l'enterrer vivante". Son corps sera retrouvé enseveli sous les branchages d'un bois. "Comment se fait-il que le regard de Gala et ses derniers mots 'Pense à tes enfants' ne vous aient pas arrêté ?", lui a demandé son avocat. "C'était pas moi. Si ça avait été moi, ce ne serait jamais arrivé", a simplement répondu l'accusé, tout en endossant l'entière "responsabilité" de ses actes.

Si les proches d'Alain Delannoy l'ont décrit comme un homme "gentil", "poli" et "courtois", son ex-femme a elle dépeint un toxicomane violent. La veille, la cour était revenue sur son enfance chaotique faite de violences, d'alcool et de drogues. "Vu les faits que j'ai commis, je suis un danger. Mon avenir pour l'instant, je le vois avec une très, très lourde peine de prison", a déclaré le meurtrier présumé. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter