Procès Kabou : "Pendant les trois premiers mois de ma détention, je ne suis pas sortie de ma cellule"

Procès Kabou : "Pendant les trois premiers mois de ma détention, je ne suis pas sortie de ma cellule"
SOCIÉTÉ

JUSTICE – Fabienne Kabou, jugée depuis lundi et jusqu'à vendredi devant la cour d'assises du Pas-de-Calais pour l'infanticide, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013, de sa fillette Adélaïde, 15 mois, a livré quelques détails sur ses conditions de détention. Interpellée dix jours après la découverte du corps sans vie de son bébé, elle est depuis le 30 novembre 2013 détenue à la maison d'arrêt de Sequedin.

Deux ans, six mois et vingt jours qu'elle dort en prison. Lundi, au premier jour de son procès à Saint-Omer où elle est jugée pour l'assassinat de sa fillette Adélaïde, 15 mois, Fabienne Kabou a répondu aux questions de la présidente de la cour d’assises du Pas-de-Calais Claire Le Bonnois sur ses conditions de détention.

"J'ai été assez surprise par le respect dont j'ai pu être entourée (sic) (…) Ma détention s'est passée globalement dans une grande dignité" a indiqué l'accusée aujourd'hui âgée de 39 ans. Pour elle, à Sequedin, tout "se passe dans les meilleures conditions".

"Vous ne pouvez pas vous attendre à avoir de la sympathie"

Fabienne Kabou poursuit : "Les trois premiers mois (en prison ndlr). Je ne suis pas sortie de ma cellule (elle se met à pleurer). Au bout de deux-trois mois, j'ai recommencé à me sociabiliser". Elle ajoute : " Bien sûr, au début, il y a eu quelques tensions assez faciles à comprendre…"

Quand la présidente évoque le seul incident survenu à Sequedin, Fabienne Kabou réagit dans la foulée: "Quand vous avez en face de vous une personne qui a tué son bébé, évidemment, vous ne pouvez pas vous attendre à avoir de la sympathie. Je ne peux pas leur en vouloir car je partageais ce même avis (sic)".

Travail à la blanchisserie

Depuis son incarcération, Fabienne Kabou "s'occupe". Elle a choisi une formation de nettoyage industriel et a trouvé par la suite un travail à la blanchisserie de la maison d'arrêt. Elle indique en outre avoir "fait du sport au début", fréquenté la bibliothèque et participé à deux ateliers.

A Sequedin, Fabienne Kabou est également suivie par un psychiatre et un psychologue. Une démarche qu'elle a faite "spontanément". Elle précise avoir des visites de proches, notamment sa mère, des cousines, oncles et amis et indique utiliser son "droit de téléphoner" deux à trois fois par semaine. Les surveillants disent d'elle qu'elle est "d'humeur égale", "souriante", peu demandeuse" et peu revendicatrice".

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