Procès Mila : le cyberharcèlement "n’est pas acceptable", selon Jean-Michel Blanquer

Procès Mila : le cyberharcèlement "n’est pas acceptable", selon Jean-Michel Blanquer

HAINE EN LIGNE - Le ministre de l’Éducation, invité ce mercredi sur LCI, s’est montré satisfait du jugement rendu dans l’affaire Mila, tout en affirmant qu’il faut “aller plus loin” dans la lutte contre le cyberharcèlement.

Un “fléau”, qui fait des victimes parmi les élèves : Jean-Michel Blanquer s’est attaqué au cyberharcèlement dans une interview donnée à 8h15 sur LCI ce jeudi 8 juillet, après le jugement rendu ce mercredi dans l’affaire Mila. Onze personnes ont été condamnées à des peines allant de quatre à six mois de prison avec sursis pour avoir harcelé en ligne une adolescente de 18 ans après une vidéo mise en ligne en novembre 2020. 

"Nous étions nombreux à souhaiter quelque chose qui soit ferme, exemplaire”, a déclaré le ministre. Ce procès a eu de l’importance selon lui pour “dissuader ceux qui s’adonnent à ce harcèlement en masse, qui est un scandale”. “Ce développement de la haine, du harcèlement, dans le monde technologique qui est le nôtre aujourd'hui, n'est pas acceptable", a-t-il affirmé, pointant un sujet “mondial”.

Des conséquences "aussi graves que dans le monde réel"

“La loi que nous avons voté il y a deux ans permet de donner une base juridique” face au problème de cyberharcèlement, a poursuivi Jean-Michel Blanquer. Une “étape importante”, même si “il faudra aller plus loin” notamment au sujet des attaques sous couvert d’anonymat sur les réseaux sociaux. Du harcèlement virtuel aux conséquences “aussi graves que dans le monde réel”, renvoyant notamment à l’assassinat de Samuel Paty, professeur victime d’une vague de violences en ligne avant d’avoir été décapité par un terroriste le 16 octobre 2020. 

Mila est suivie par l’Éducation nationale, a confirmé le ministre : “elle a besoin de soutien et elle sait que nous sommes là pour tout besoin en matière de scolarisation”, a-t-il indiqué sans avancer davantage de détails. 

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Les onze personnes condamnées mercredi 7 juillet devront également verser chacun à Mila 1 500 euros en réparation des souffrances et 1 000 euros pour ses frais d'avocats, en sus des quatre à six mois de prison avec sursis. Dix mois plutôt, en janvier 2020, la jeune fille alors âgée de 16 ans avait posté une première vidéo devenue virale et qui a suscité un déferlement de messages haineux. 

Mila répondait à des insultes reçues sur les réseaux sociaux quant à son orientation sexuelle, en s’en prenant à l’islam : “Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul”, lançait-elle dans cette vidéo. Des propos tenus "dans les strictes limites” de la liberté d’expression, selon le procureur. Menacée sur les réseaux sociaux, l’adolescente avait dû quitter son lycée et vivre sous protection policière. 

"Je ne veux plus jamais qu'on fasse culpabiliser les victimes. On a gagné et on gagnera encore", a déclaré l’adolescente à l’issue du procès. 

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