Protection hygiénique : la "taxe tampon" ne baissera pas

Protection hygiénique : la "taxe tampon" ne baissera pas

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HYGIÈNE FÉMININE - L'Assemblée nationale a voté contre la baisse de la taxe appliquée aux produits hygiéniques, dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Ce n'est pas un produit de première nécessité." Voilà, en gros, la raison pour laquelle l'Assemblée nationale a refusé, dans la nuit de mercredi à jeudi, de faire baisser la taxe sur les produits de protection hygiénique utilisés par les femmes pendant leurs menstruations.

Pourtant, le combat était bien engagé, puisque la mesure était passée mardi 13 octobre en commission. Las ! Coupes menstruelles, tampons et serviettes hygiéniques resteront taxées à hauteur de 20% et non 5,5%, comme le demandait Catherine Coutelle, présidente (PS) de la délégation aux droits de femmes de l'Assemblée.

Le gouvernement ne veut pas bouger

La députée de la Vienne se faisait alors la porte-parole du collectif Georgette Sand qui, au printemps 2015, avait lancé une pétition recueillant quelque 17.000 signatures pour réclamer cette baisse. Le collectif prenait notamment en exemple la taxation des préservatifs à 5,5% et demandait un alignement pour les produits de protection hygiénique, qu'il considérait bien, lui, comme un produit de première nécessité.

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Secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert s'est opposé au moindre mouvement sur le sujet. En plein débat sur le budget 2016, il a expliqué que "le gouvernement ne souhaitait pas bouger sur les taux de TVA", sachant que la baisse en question aurait généré une baisse des recettes de 55 millions d'euros. Et a également utilisé comme argument le fait que la mousse à raser était, elle aussi, taxée à 20%.

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