Prothèses dentaires, bridge... des écarts de plusieurs centaines d'euros selon les villes

Prothèses dentaires, bridge... des écarts de plusieurs centaines d'euros selon les villes

SANTE - Le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé dans son édition du 25 janvier des écarts "conséquents" des prix des prothèses dentaires d'une ville à l'autre. Les prix varient de près de 2000 euros à Boulogne-Billancourt à 1500 euros à Toulon pour la pose d’un bridge.

Du simple au double. Sur la base d'une analyse des tarifs de 5000 dentistes dans 40 villes françaises, le magazine 60 Millions de consommateurs a dénoncé, jeudi 25 janvier, des écarts "conséquents" des prix des prothèses dentaires. Et pour cause : les tarifs s’élèvent parfois jusqu'à plus de 30 %.

C’est par exemple le cas entre Nimes et Paris. Pour une couronne céramo-métallique, le type le plus répandu, le tarif le plus fréquent à Nîmes pour cet acte est de 519 euros, alors qu'il atteint 704 euros à Paris. Pour la pose d'un bridge, les soins sont encore plus chers. Les prix varient de près de 2000 euros à Boulogne-Billancourt à 1500 euros à Toulon. Des montants sur lesquels l'Assurance maladie rembourse 200 euros et laisse aux mutuelles le soin de compléter le remboursement. Plus globalement, les tarifs les moins élevés sont généralement observés à Nîmes, Roubaix et Rennes, tandis que les plus élevés sont pratiqués à Paris, Boulogne-Billancourt et Aix-en-Provence, selon le classement établi par le magazine.

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Un reste à charge pouvant atteindre "plusieurs centaines d'euros"

Autre enseignement de l’enquête : les tarifs sont en totale déconnexion de la base de remboursement de la Sécurité sociale", critique 60 Millions de consommateurs. "Dans la majeure partie des cas", les remboursements des mutuelles et assurances santé complémentaires, qui s'ajoutent aux 75,25 euros pris en charge par l'assurance-maladie pour la pose d'une couronne céramo-métallique, ne suffisent pas à éviter au patient un reste à charge pouvant atteindre "plusieurs centaines d'euros", selon le magazine.

Sous le feu des critiques, la confédération nationale des chirurgiens-dentistes (CNSD) a botté en touche ces accusations. Selon la confédération, 60 Millions de consommateurs "oublie" que ce genre de conseils déjà donnés par le passé a poussé des milliers de patients vers des soins dentaires "low-cost". Et d’ajouter : "A aucun moment 60 Millions de consommateurs n'évoque les 80% d'actes dentaires déjà sans reste à charge" et "n'incite les lecteurs à tout mettre en oeuvre pour éviter la prothèse en allant régulièrement se faire contrôler" ou en adoptant des bonnes pratiques d'hygiène bucco-dentaire pour prévenir l'apparition de caries.

Les prothèses dentaires font partie des trois postes de soins pour lesquels Emmanuel Macron avait promis un "reste à charge zéro" durant la campagne présidentielle, avec les lunettes et les audioprothèses. Des négociations entre le ministère de la Santé, l'assurance-maladie et les professionnels de ces trois branches ont commencé à l'automne dernier, en vue d'obtenir des offres intégralement remboursées au sein d'un panier essentiel de ces soins. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis mardi des "annonces" début juin, à l'issue prévue de ces concertations.

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