Pub inspirée de l'affaire Baupin : finalement, Bagelstein présente ses excuses

Pub inspirée de l'affaire Baupin : finalement, Bagelstein présente ses excuses
SOCIÉTÉ

MEA CULPA - Mardi 7 juin, la chaîne de restaurants Bagelstein a présenté ses excuses suite à l'affichage d'une publicité mettant en scène une fausse conversation avec Denis Baupin. La veille, le collectif féministe des Chiennes de garde annonçait avoir déposé une plainte, contre cette enseigne, auprès du jury de déontologie publicitaire.

L'affiche avait fait bondir les internautes. Face à la polémique, la franchise de bagels Bagelstein, qui a dévoilé la semaine dernière en plein centre-ville de Nantes un panneau publicitaire s'inspirant pleinement de l'affaire Denis Baupin, a finalement préféré s'excuser.

Dans un communiqué en date du mardi 7 juin, l'entreprise évoque "une publicité incomprise". Et poursuit : "Depuis sa fondation, notre enseigne a fait le choix d'une communication décalée, basée sur le détournement, l'humour et l'irrévérence et notre succès prouve qu'elle est appréciée de nos clients." Se disant "libres et décalés", les responsables reconnaissent tout de même s'être trompés et présentent leurs "sincères excuses à celles et à ceux qui auraient pu s'en sentir (...) froissé". "C'était une erreur", ajoutent-ils. 

Plainte des Chiennes de garde

L'affiche polémique, repérée par une habitante de Nantes puis postée sur les réseaux sociaux, mettait en scène, à l'occasion de l'ouverture d'un nouveau restaurant de l'enseigne, une discussion fictive par SMS avec le député ex-écolo, actuellement poursuivi pour agressions sexuelles et harcèlement de la part de plusieurs collaboratrices et élues. La discussion en question démarrait par cette question des plus fines : "Il est chaud votre trou ?"

EN SAVOIR + >>  "Il est chaud votre trou ?" : à quoi joue Bagelstein avec cette affiche inspirée de l'affaire Baupin ? 

Un mea culpa qui intervient au lendemain d'une réaction du collectif féministe des Chiennes de garde, annonçant avoir porté plainte auprès du jury de déontologie publicitaire pour incitation sexiste à la violence. Retireront-elles leur plainte suite à ce communiqué en forme d'excuses ? Pour l'heure, le collectif n'a pas répondu aux sollicitations de metronews.

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